Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 13:41

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Artiste : My Best Fiend

Album : In Ghostloke Fading

Label : WARP

Sortie : 12/03/2012

 

Bienvenu chez Warp ! Si le célèbre label anglais a franchi les paliers de la reconnaissance grâce à ses artistes issus du monde de l'électro, il nous permet aujourd'hui de découvrir pléthore (oh pas encore n'exagérons pas...) de groupes rock. Et My Best Fiend (pour leur second album) ne déroge pas à cette nouvelle règle.

 

Fidèle à sa pochette, une sorte de highway to paradise, voici un album ultra onirique et planant en provenance de Brooklyn. On peut catégoriser la musique de My Best Fiend dans le rock psyché, voire le post rock, sans trop d'hésitation. D'ailleurs l'alchimie des claviers atmosphériques, des guitares saturées quand il le faut et pourtant tellement folk à d'autres moments, des chants oniriques de Frederick Coldwell, nous replonge par moment du côté des Pink Floyd (Odvip) ou de l'excellente Brisa Roché (I'm Not Going Anywhere). Preuve s'il en est d'une polyvalence assurée avec talent et cohérence car les pistes de In Ghostlike Fading font toutes preuves d'un talent manifeste pour l'écriture et la composition. Une certaine forme de perfectionnisme paradisiaque et éthérée qui permet de s'évader tout en douceur des tracas du quotidien.

Alors certes on trouve un ou deux morceaux légèrement moins convaincants que les autres, à l'instar de ce Jesus Christ un chouilla trop plaintif, mais bon ce serait vraiment faire la fine bouche que de ne pas se délecter de la beauté glacée de ce nouvel album.

 

Tracklisting :

1 Higher Palms

2 Jesus Christ

3 Odvip

4 One Velvet Day

5 In Ghostlike Fading

6 Cracking Eggs

7 Cool Doves

8 I'm Not Going Anywhere

9 On The Shores Of The Infinite

Par Batkill. - Publié dans : Pop/Rock/Indie - Communauté : webzine musical
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 11:15

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/7/5/0602527936574.jpg

 

Genre : Rock

Label : Universal/Polydor

Sortie : Mars 2012

 

Annoncé comme un groupe fiévreux, intense, punk, Skip The Use est un collectif Lillois dont tout le monde parle aujourd'hui. Présents sur toutes les ondes, les plateaux tv, les festivals, il n'est pas un jour sans qu'on entende parler du groupe de Mat Bastard.

Et pourtant c'est avec un gros "ouais bof" que j'ai terminé l'écoute de ce second album.

Surfant sur la vague du rock/électro le band du Nord déploie il est vrai une énergie peu commune en France.

Impossible de ne pas comparer leur production à Blur, Block Party, voire Nasser.

Et pourtant, impossible surtout de ne pas s'énerver face aux sautillements déjà vus de leur leader vocal, ou face à la platitude de leurs compositions : voici une musique à la mode, standardisée au possible, prête à passer en boucle sur la bande FM.

Du punk il ne reste rien chez Skip The Use, on n'est plutôt en face d'un groupe tiède qui cède aux sirènes de l'argent vite fait bien fait, suivant un plan média pré-établi aux moyens énormes.

Alors bien sûr que la grande majorité va se complaire dans la facilité en arguant qu'un groupe aussi décomplexé fera du bien à la scène française : mais quid de l'identité, du ressenti, de l'amour de la musique ?

Non ici on parlera tout simplement de cette énergie que tous semblent vénerer aujourd'hui dans l'hexagone. Skip The Use compose pour celles et ceux qui vont à un concert dans le but de voir des stars préfabriquées, qui gravitent dans un univers surfait (presque plastique). Et leurs producteurs de se frotter les mains en comptant les billets facilement dérobés à la masse.

Quand le talent est bridé à ce point dans l'unique but de se remplir les poches parce qu'on plait au plus grand nombre c'est la musique qui sort perdante : Skip The Use n'est finalement que le reflêt d'une société malade de l'image qu'elle souhaite véhiculer sans se préoccuper de son socle, des valeurs qu'elle promeut. On s'amuse, c'est tout. Point de message, point d'originalité, il faut écouler un max de copies et envahir  les bacs des disquaires à grand coup de promo.

Ceux qui aiment le rock facile s'y retrouveront.

Les autres, ceux qui cherchent avant tout un monde nouveau, des vibrations originales, une prise de risque permanente, passeront leur chemin en ruminant.

Non décidément Skip The Use n'a rien d'alternatif, et franchement on passera volontiers à côté de ce phénomène voué à s'éteindre dès que le public cédera aux sirènes d'un groupe à la communication encore plus démesurée.

 

Circulez, y a rien à voir.

 

Peace.

 

 

Par Batkill. - Publié dans : Pop/Rock/Indie - Communauté : webzine musical
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 10:30

http://www.medias-inrocks.com/uploads/tx_inrocksttnews/the-head-and-the-heart-lp-450x456.jpg

 

 

Genre : Pop

Label : Sub Pop

Sortie : 30/05/2011

Site Officiel : http://www.theheadandtheheart.com/

 

 

L'histoire de ce groupe est assez amusante : alors qu'ils avaient sorti leur album en auto-production et qu'ils écumaient les coffee shops et les scènes locales afin de faire découvrir leur univers, les six musiciens se retrouvent en une d'un grand journal culturel de Seattle qui les présente comme le futur des groupes de la région.

Et finalement c'est le studio incontournable de la ville, le bien nommé Sub Pop, qui va produire le réenregistrement de l'album et assurer sa distribution.

 

Songwriters dans l'âme, adeptes des mélodies positives et bien construites, ces musiciens étonnent dans le paysage post grunge de la ville et du label : on n'a pas tellement l'habitude de plonger dans des univers aussi proprets. Non pas que cette musique soit désuète ou banale, loin de là, mais on est très loin de l'atmosphère dépressive et saturée attribuée à tout ce qui provient de Seattle. Comme l'assure un des membres du groupe : "Je pense qu'on a vécu à Seattle une espèce de gueule de bois du mouvement grunge. On a eu envie de choses plus jolies, plus soignées. Ceci étant, le côté un peu déprimant de la ville reste un plus pour les artistes : il y pleut beaucoup, il n’y a pas la tentation d’aller à la plage comme en Californie. Alors on va à la cave, pour composer."

Et the Head and the Heart nous raconte une Amérique contre culturelle faite de galères, de road trips, de rencontres, avec beaucoup de talent. Un énorme travail a été accompli sur le chant et les compositions qui l'entourent : on pensera entre autre à Midlake ou à Arcade Fire,

 

Bonne surprise donc de voir émerger cette pop subtile sur le label le plus reconnu de Seattle : ça change un peu et ça fait du bien !

 

Peace.

 

Tracklisting :

1/ Cats and Dogs

2/ Coeur d'Alene

3/ Ghosts

4/ Down in the Valley

5/ Rivers and Roads

6/ Honey Come Home

7/ Lost In My Mind

8/ Winter Song

9/ Sounds Like Hallelujah

10/ Heaven Go Easy on Me

 

 

 

Par Batkill. - Publié dans : Pop/Rock/Indie - Communauté : webzine musical
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 17:10

http://www.lemellotron.com/wp-content/uploads/makasound.jpg

 

Aïe ! Une nouvelle très triste pour le reggae : le label pointu Makasound est en liquidation judiciaire pour notre plus grand malheur. Fruit d'une rencontre entre ses deux frenchies fondateurs et Winston McAnuff, Makasound avait permis à de nombreux amoureux de la musique de dédouvrir les Inna De Yard (Kiddus I, Earl Chinna Smith, Derajah, et tant d'autres) mais aussi de redécouvrir tout plein de perles classiques ou des raretés (Carl Harvey, The Viceroys, The Rastafarians, etc...).

 

C'est donc le coeur lourd qu'on assimile la nouvelle, surtout qu'on pensait le label solide avec ses tournées importantes et ses sorties attendues par les fans. La faute à l'internet ? A l'électro ? La faute à qui ?

L'un des fondateurs s'est exprimé à ce sujet sur Libération en disant ceci :

 

"Le Midem a fermé ses portes, et avec lui s’est éloigné l’exposé annuel sur le marché de la musique. Pour le plus grand plaisir de ceux qui vociféraient il y a dix ans contre les méchantes « majors », la fête est finie chez tous les producteurs de disques. On est loin des fêtes aux éléphants avec Eddie Barclay ! En quelque dix années, les ventes de disques ont baissé d’environ 70%, celles du monde numérique ne représentent que quelque 15% des ventes physiques. C’est dire que la révolution numérique n’est pas une alternative réelle pour produire de la musique. Car c’est quand même de cela qu’il s’agit. N’en déplaise aux fossoyeurs des producteurs, cette triste nouvelle se partage surtout avec les artistes et les musiciens.

Nous fermons, avec regret, le petit label que nous avons mis neuf ans à construire. Plus de soixante-dix disques sortis, des concerts, des tournées, des diffusions radios (un soutien sans faille de Radio France et Radio Nova), des articles, ont valu à nombre de nos artistes (1) une renommée méritée auprès des amateurs de musique. Nous avons « créé une marque » comme on nous le dit, un « label », synonyme de sérieux et d’enthousiasme, dans une esthétique de « Musiques du monde ». Aujourd’hui, ni ce catalogue d’enregistrements ni cette marque n’ont de valeur. Nous avons cherché à « nous vendre » pour continuer, nous, indépendants depuis le début. Malheureusement, selon les lois du marché, cette musique ne vaut rien, ce travail non plus, son avenir encore moins. La musique doit être consommée tout de suite, comme une pizza. Signe des temps, toutes les maisons de disques rêvent d’associer une marque à la sortie d’un album. Faire payer la pub, vu que l’on n’espère plus grand-chose de celui pour laquelle on la joue et l’enregistre : le public.

Comment pourtant blâmer ce public ? Il écoute de plus en plus de musique ! Il ne la paie pas, c’est tout. S’en prendre à Internet, cette machine à faire du gratuit avec tout ? Non, les évolutions techniques font bouger les industries, les modes de consommation, les plaisirs. Les choses avancent, heureusement. Le CD a (presque) fait disparaître le vinyle, faut-il le regretter ? La tendance est à l’écoute tout le temps, partout. Ecologique oui ! Plus de fabrication de plastique, pas de déplacement au magasin de disques, un bon bilan carbone et une écoute possible sans limite.

Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi n’arrive-t-on pas à faire vivre artistes, producteurs et intermédiaires ? Deezer, Spotify, YouTube et les autres sont-ils vraiment les nouveaux vecteurs d’un accès enfin illimité à la musique, comme l’était un temps « Philips, l’inventeur du compact disque » ? Le problème, c’est qu’eux non plus ne paient pas la musique. Ils ne la font pas et ils ne la paient pas. Ou ils la paient selon un modèle qui les arrange. 100 000 écoutes rapporteraient dans les 150 euros, à partager royalement entre producteur et artiste. Quel artiste, quel producteur, peut applaudir à ce calcul ? La vérité, c’est que par un tour de magie qui n’a pris que quelques années, la musique enregistrée a perdu toute sa valeur.

Comment les maisons de disques, via leurs organismes professionnels, ont-elles pu signer des accords sur une base pareille ? Sommes-nous à ce point prêts à mendier notre travail et notre avenir ? Dois-je me réjouir que les 500 000 nouveaux abonnés de téléphone Orange-Deezer puissent écouter gratuitement (ou presque) nos productions passées et futures ? Fallait-il vraiment tester si vite ce « nouveau modèle » ? Un modèle qui diffuse gratuitement, mais qui ne permet pas de produire. A vouloir aller trop vite, on oublie l’essentiel…

En attendant de savoir si ce modèle fonctionnera un jour, de nombreux projets d’albums resteront dans les cartons. On a dû oublier de dire qui sont les producteurs dans toute cette histoire. La très grande majorité d’entre eux (malheureusement pas la plus visible) est composée de vrais passionnés qui mettent leur énergie au service de la création artistique et de sa transmission. Ils trouvent des moyens et prennent des risques pour que cette passion se partage avec le plus grand nombre.

Produire un album est un processus long et la musique a un coût. Une émotion enregistrée, vécue, transmise, voici ce qu’est souvent la musique. Pour ramener d’Afrique, de Jamaïque ou d’ailleurs l’enregistrement d’un groupe, il faut bien financer l’aventure. En faisant le pari d’être payé en retour. Si le paiement est de quelques centimes sur Deezer, ce voyage ne se fera plus.

Ainsi que devons-nous espérer ? Des mécènes ? Et pourquoi pas la charité ? Signe des temps, la couverture du magazine professionnel Musique Info Hebdo, a été achetée par une start-up d’un nouveau concept : redonnez de l’argent aux artistes que vous aimez (mais que vous écoutez sans payer). Une sorte de compensation CO2 volontaire…

Ce n’est donc pas seulement Deezer qui nous a tués. L’affaire est plus compliquée. Puisque l’on peut encore envoyer ses vœux, les miens s’adressent à ceux qui continuent à se battre pour la production musicale dans ces conditions risquées. La traversée finira bien par nous ramener sur la terre ferme !

(1) Winston et Matthew McAnuff, Java, Victor Démé, Inna de Yard, Jaqee, R. Wan, la Caravane passe, Clinton Fearon…

Paru dans Libération du 09/02/2011"

 

Admirateur de ce projet depuis ses débuts je ne peux que saluer les artistes et leur souhaiter un belle et longue route malgré cette désillusion.

 

En espérant que le reggae survive à toutes ces fermetures de labels inna de France.

 

Par Batkill. - Publié dans : Reggae/Dub/Ragga - Communauté : webzine musical
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 08:49

http://storage.canalblog.com/67/23/429705/72015458.jpg

 

 

 

 

 

Artiste : Chinese Man

Genre : Electro

Sortie : 30/01/2012

 

Très critique à l'égard des albums composés uniquement de versions remixées (la flemme quoi...) c'est avec une légère appréhension que je me suis plongé dans ce Remix With The Sun. Bon il faut bien avouer que la qualité de l'opus original, couplée aux artistes qui se sont adonnés à ces 'remix,' a quand même bien attisé ma curiosité.

 

Et dès le premier morceau, où le grand Jeru The Damaja vient poser des lyrics intelligents, le ton est donné : si l'esprit de Racing With The Sun est bel et bien présent il faut avouer que les remixers sélectionnés ont su se ré-approprier les tracks avec talent.

Que ce soit pour des envolées hip hop, dubstep, ou d'n'b l'album reste cohérent et progresse dans le festif.

On apprécie particulièrement la première version, dans un style assez rétro, de Racing With The Sun.Ca colle plutôt bien et franchement on préférerait presque ce remix à la version originale. Merci à Deluxe pour cette petite perle.

Get Up, réinterprété par Lhyan & Tomapan, marque aussi les esprits : leur hip hop frais et entrainant ne peux pas laisser de marbre.

Et puis il y a ce Miss Chang qui part en dubstep (Tha Trickaz) pour des envolées un peu folles qu'on attend avec impatience lors de soirées endiablées.

Et que dire d'Iration Steppas qui reprend également Racing With The Sun dans leur style dub de guerrier ? Et bien ces messieurs utilisent les ingrédients qu'ils maitrisent à merveille : big basses bien profondes, flow ragga imparable et profondeur sonore inégalée. Du coup, comme par hasard, tout fonctionne très bien.

On n'oubliera pas non plus Femi Kuti (Saudade) ou Tumi & General Elektriks (Ta Bom) qui s'en sortent de fort belle manière.

 

En résumé même en étant allergique au concept même de l'album remix on ne peut pas passer à côté de Remix With The Sun, à moins de n'avoir pas accroché à l'album d'origine. En effet tout en faisant peau neuve les morceaux n'en restent pas moins des mues, réussies, de ceux sortis l'an dernier. Pour tous ceux qui ont accroché à l'univers de Racing With The Sun l'approche sera plus aisée, et surtout très agréable !

 

Peace

 

Tracklisting :

 

D1 - The Mourning Son feat Jeru the Damaja
D2 - One Past - OBF remix
D3 - Saudade feat Femi Kuti & Liliboy
D4 - Stand ! (extended version) feat Plex Rock
D5 - Racing with the Sun - Deluxe remix

E1 - Down - Scratch Bandits Crew remix
E2 - In my Room feat Chali 2Na
E3 - Get Up - LeYan & Tomapam remix
E4 - Ta Bom feat Tumi & General Elektriks

F1 - Miss Chang - Tha Trickaz remix
F2 - Racing with the Sun - Iration Steppas remix
F3 - In my Room - DJ Suv remix
F4 - The King - DJ Simbad remix

Par Batkill. - Publié dans : Electro - Communauté : webzine musical
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