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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 12:24



Rovert Nesta Marley nait le 6 février 1975 en Jamaïque dans le quartier St Anne. Métisse il est le fruit de la rencontre entre une mère noire et un père blanc, officier de la marine anglaise. Père qui sera le grand absent de la vie de Bob puisqu'il repartira dès la fin de sa mission en Jamaïque.

Face aux conditions sociales désastreuses de son quartier d'origine, Bob se décide à partir pour Kingston où il espère bien trouver du travail plus facilement comme tant d'autres jeunes de son âge. Il y rencontre deux amateurs de musique ska avec qui il décide de composer et de jouer : les futurs Bunny Wailer et Peter Tosh sont donc les premiers compagnons de galère de Bob ! Ils joueront ensemble toute une pléiade de titres réussis, souvent produits par Lee Perry au milieu des années 60. C'est à cette période que le trio décide de se faire appeler les Wailers. Les chansons d'alors, fruit du travail inlassable du trio originel, sont des succès locaux indéniables mais ne sortent pas de l'île jamaïquaine. Bob, Peter et Bunny ne vivent que très chichement du fruit de leur labeur et de leur talent...

Une rencontre changera tout à la destinée des Wailers et de leur leader charismatique Bob Marley. Lorsqu'il découvre Vernon Carrington, fondateur de l'Eglise des Douze Tribus d'Israël, Bob est tout de suite séduit par la philosophie rasta. La musique de bob va petit à petit se teinter de foi rasta, de paroles universelles décriant la ségrégation raciale et prêchant la paix, la compassion, l'amour, la spiritualité. Les autorités locales se montrent déjà hautement allergiques au phénomène reggae issu des sombres quartiers de l'île, elles voient en cette musique une forme de contestation de leur pouvoir qu'elles ne sauraient accepter !

Afin de travailler sereinement, et aussi dans l'espoir de s'ouvrir à un public plus large, Bob Marley pousse les Wailers à s'installer pour quelque temps en Angleterre. Là ils rencontreront le patron du célèbre label Island avec qui ils collaboreront pour une bonne dizaine d'années. Chris Blackwell, puisqu'il s'agit de lui, produira alors leur premier album intitulé "Catch A Fire" en ayant le bon sens de masteriser les titres de manière à séduire plus rapidement les fans de pop et de rock occidentaux. "Concete Jungle","No More Trouble" ou encore "Stir It Up" montrent déjà la capacité des Wailers à pondre des mélodies imparables, qui dépassent le cercle des seuls amateurs de musiques des Caraïbes. Les thématiques abordées (paix, liberté pour les peuples africains, justice, égalité pour tous) séduisent beaucoup de citoyens du monde. En 1973 l'album "Burnin'" se retrouve porté par le tube inoubliable "Get Up Stand Up", et un an plus tard c'est la chanson "No Woman No Cry" issue de l'album "Natty Dread" qui impose les Wailers à la planète entière.
Victime d'une tentative d'assassinat en 1976 (que certains attribuent à la CIA ou au gouvernement jamaïcain à la solde des USA) Bob Marley se relève en sortant à la même époque le superbe "Rastaman Vibration".

Bob Marley monte alors en puissance. Celui que les balles de ses assassins n'ont pu terrasser délivre des albums emprunts de mysticisme et de foi rasta qui séduisent de plus en plus de monde. Des amateurs de pop au rockeurs, en passant par les punks ou les fanas de funk les foules se déplacent en masse pour écouter les Wailers et pour découvrir leur philosophie de vie. "Exodus", "Kaya", "Survival" et "Uprising" sont des réussites artistiques et commerciales indéniables. On y découvre même parfois un Bob Marley capable de délaisser pour quelques minutes son engagement politique et religieux pour nous laisser partager son sentiment amoureux : la grâce touche les Wailers, même si Peter Tosh trouve décevant ce qu'il considère comme un manque d'implication, et qui n'est en fait rien d'autre qu'une universalité des thèmes abordés.

 Atteint depuis quelques années par un cancer (certains croient à l'empoisonnement, qui sait ?) Bob Marley s'éteindra le 11 mai 1981 alors qu'il cherchait à rejoindre la Jamaïque pour mourir sur sa terre natale. Ses funérailles prendront une dimension incroyable. Bob Maley laisse ainsi le reggae orphelin pour de nombreuses années, il reste la star issue du Tiers-Monde la plus médiatisée, la plus engagée et la plus séduisante que la musique ait connue. Aujourd'hui ses fils reprennent le flambeau avec brio...


Vous voulez en savoir plus ? Le site officiel de Bob !

A lire : "Sur La Route Avec Bob Marley 1978-1980 Un Chevalier Blanc A Babylone" de Mark Miller.
             "Bob Marley : le prophète spirituel" de Ian McCann

Bob Marley et l'herbe :


Bob Marley en live :



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