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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:05

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Titre : Beyond : Two Souls

Genre : Aventure/Film Interactif

Testé sur : PS3

Sortie : 09.10.2013

Développeur : Quantic Dream

Editeur : Sony

 

PRESENTATION

Après avoir posé son style narratif et cinématographique avec Fahrenheit sur PS2, puis avec Heavy Rain sur PS3, voilà que revient le studio français de David Cage afin de nous proposer une nouvelle aventure au casting attrayant : Ellen Page et Willem Dafoe se partagent en effet l’affiche de cette superproduction. A la frontière du jeu vidéo et du cinéma ce Beyond : Two Souls nous promet d’aborder des thèmes adultes, en nous faisant participer aux moments les plus intenses de la vie d’une jeune fille pas comme les autres. Jodie, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, possède en effet ce petit quelque chose en plus qui l’aurait fait passer pour une sorcière à une autre époque. Une entité étrange l’accompagne depuis sa plus tendre enfance : or ce lien avec le paranormal va lui faire vivre des aventures hors du commun. Pour le meilleur du jeu vidéo ?

 

LE POSITIF

 - Le graphisme et l’animation : on reste bouche bée devant le travail de modélisation accompli par nos petits frenchies. Les visages sont criants de vérité, les personnages bougent incroyablement bien, les environnements sont souvent magnifiques. C’est coloré, net, sans bavure : si tous les jeux pouvaient bénéficier de cette technique les joueurs en seraient les grands bénéficiaires.

 

- Jodie : la protagoniste du jeu est assez attachante. Souvent les intentions des développeurs qui visent à nous faire partager les émotions de cette héroïne à plusieurs époques de sa vie font mouche. En gros on peut saluer l’interprétation presque sans faille d’Ellen Page, et ça c’est déjà pas mal.

 

- La bande son : elle est soignée elle aussi. Les thèmes sont prenants et rythment bien l’aventure, alors que les dialogues (privilégiez la vostfr) restent convaincants tout du long eux-aussi. On se croirait au cinéma !

 

- Quelques passages : en toute franchise les chapitres que constituent ces 15 années passées aux côtés de Jodie ne sont pas toujours passionnants, loin s’en faut. Mais il faut reconnaître que le dernier tiers de l’aventure reste très réussi, et que certains passages (désert Navajo, Afrique) resteront dans les souvenirs du joueur pour pas mal de temps.

 

LE NÉGATIF

- Le gameplay : mais y-en-a-t-il vraiment un ? Ultra répétitif (les situations reviennent souvent) le système basé sur les QTE, ou les mouvements du stick similaires à l’action se déroulant à l’écran, régresse par rapport à celui d’Heavy Rain déjà peu exigeant. On a quand même l’impression au final de subir le déroulement d’un film ou l’on a très peu d’emprise sur les embranchements. Si une scène ou deux viennent sauver Beyond : Two Souls de l’ennui total  c’est vraiment très décevant de voir cette simplification à l’extrême ne pas proposer une difficulté minime. Aucune technique, pas d’innovation. Ici Quantic Dream a fait un faux pas évident…

 

- La narration : basée sur le flash-back elle devient trop répétitive elle aussi pendant la dizaine d’heures que propose le jeu/film. Dommage qu’on n’incarne pas d’autres personnages qui auraient pu donner un autre point de vue au scénario, dommage que les retours permanents en arrière cassent le rythme de certains chapitres, dommage qu’Aiden (l’entité qui accompagne Jodie) ne jouisse pas d’un développement plus prononcé.

 

- Hollywood style : celles et ceux qui ont aimé le côté film de genre (polar) d’Heavy Rain seront très certainement décontenancés face au monde des « Bisounours » que traverse l’héroïne de Beyond. Si des évènements tragiques sont bien racontés, leur traitement reste tout de même très superficiel et cliché. Tout ceci manque de chien, de charisme, de personnalité. On a droit à une superproduction qui en met parfois plein la vue mais qui oublie en route tout plein de petits détails qu’on aurait aimé voir soignés justement.

 

- L’ennui : manette en main on se surprend parfois à penser : « ils auraient mieux fait d’en faire une série de ce jeu ». C’est grave : on a le sentiment de se trouver face à une jolie démo technique, à une film d’animation sympa, mais presque jamais face à un jeu vidéo. Dur dur de resté concentré parfois, mais ça n’est pas si grave parce que même en ratant tous vos QTE le jeu continuera tout de même. 

 

AU FINAL

J’avais adoré Fahrenheit et Heavy Rain. On sentait une progression chez Quantic Dream avec une meilleure narration, de plus gros moyens techniques, en plus d’une sacrée envie de faire vivre au joueur/spectateur une aventure dont il ne sortirait pas indemne. Ici, malgré une envie de bien faire évidente notamment au niveau technique, ça fait flop : pas de profondeur, pas de gameplay, trop peu d’émotions brutes. Comme si Quantic Dream s’était mis en tête de faire une aventure très (trop) grand public qui aborderait des thèmes à priori intéressants s’ils avaient été un peu plus fouillés. On reste en surface, on peine à prendre du plaisir, alors on fait cette aventure sans regarder en arrière et on se dépêche de passer à autre chose. A du jeu vidéo à part entière. Pour se rassurer. Beyond reste le cul entre deux chaises : pas assez jeu pour séduire les consoleux, film trop lisse pour satisfaire les cinéphiles. Finalement on est plus proche de l’échec flagrant que de la réussite a minima.

 

UNE NOTE ?

09/20

 

 

 

DES IMAGES     

 

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"Z'auriez pas une p'tite pièce m'sieurs dames ?"

 

 

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"Chérie ! Tu as bien fermé les volets ?"

 

 

beyond-two-souls-playstation-3-ps3-1381242948-226.jpgL'Afrique, c'est chic !

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