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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 10:23

http://www.90bpm.net/media/redaction/640-51e8-bjork.jpg

 

Genre : Electronica

Sortie : 10/10/2011

Label : One Little Indian

 

 

Qui n'a pas entendu parler du dernier projet multimédia et ambitieux de la chanteuse natale des terres islandaises ?

Applications pour iPad, instruments conçus sur mesure, concepts écolo-technologiques : tout ceci fait partie d'un plan marketing géant (de par sa taille, pas forcément de par sa réussite) qui devra appuyer une tournée de trois ans avec des spectacles grandioses en perspective.

Loin d'être un fan admiratif de Steve Jobs et de ses inventions ou un client régulier de prestations scéniques plus proches de la chorégraphie que du concert j'ai choisi de faire abstraction de tout ce tintamarre médiatique afin de me pencher sur l'essentiel : la musique.

Exercice casse gueule puisque depuis Verspertine en 2001 la demoiselle (pardon aux féministes !) a déçu : si dans l'absolu les concepts furent séduisants au niveau purement sonore ce fut la déconvenue. Mais où est donc passée la créatrice de l'inoubliable Homogenic ?

 

Et bien fidèle à elle même Björk a décidé de se caler sur les rythmes et les énergies de l'Univers(al) en s'entourant de scientifiques, programmeurs, créateurs, pour nous faire plonger dans une nouvelle vibe galaxique. Une sorte de folie des grandeurs qui nous place au pied du mur : face à un tel projet nous oreilles n'en seront que plus exigeantes.

 

Bon inutile d'y aller par quatre chemins, Biophilia est une vraie pépite d'or de laquelle se détachent quelques morceaux encore plus réussis que les autres.

Hommage donc à Thunderbolt : un composition hallucinante qui décolle vraiment à partir de la troisième minute (sur six) et qui perche totalement. Une montée en puissance soutenue par un clavier sourd et organique, qui donne vie à des rythmes syncopés sublimes.

Surprise à l'écoute de Crystalline: cette piste oscille entre influences électro, breakbeat et d'n'b, de manière décalée cependant grâce à ses saccades et virevoltes accrocheuses. Étonnant de la part de Björk, et plutôt jouissif au final.

Bonheur doucereux avec Hollow : une orchestration symphonique de toute beauté, puissante et magistrale. Un vrai puits d'émotions brutes et brutales.

Pour le reste on pourrait parler d'influences de Murcof (et son son si cosmique), de clin d'oeil appuyé à Homogenic, ou encore d'électro-pop soyeuse, voire de rave de luxe sur un morceau (je vous laisse le soin de le trouver) plus faible que les autres.

Biophilia s'en tire donc mieux qu'avec de simples honneurs. Loin d'être une déception il permet même à Björk de réussir la prouesse de se renouveler tout en faisant une franche allusion à l'époque des débuts d'une vraie artiste qui ne laissa personne insensible.

 

Quant au projet multipistes qui entoure la sortie de cet album on ne se prononcera pas dessus tant il apparaît démesuré (provocateur ?) dans une période où les gens galèrent un peu partout sur le globe : peut-être veut-il mieux que cela vienne d'une Björk perchée plutôt que des Gaga et autres Mado' dont on se fout éperdument ?!?

 

Tracklisting :

01. Moon
02. Thunderbolt
03. Crystalline
04. Cosmogony
05. Dark Matter
06. Hollow
07. Virus
08. Sacrifice
09. Mutual Core
10. Solstice

Edition Digipack

11. Hollow (Original 7 Minute Version)
12. Dark Matter (With Choir & Organ)
13. Náttúra

 

En écoute :

 

 

 

A voir :

 

 


 

 

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