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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:11

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Titre : Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste

Genre : RPG (jeu de rôle)

Testé sur : PS3

Sortie : 01.02.2013

Développeur : Level 5

Editeur : Namco Bandai

 

 

PRESENTATION

 

Attendu, et présenté, comme le sauveur du RPG made in Japan ce Ni No Kuni n'est autre que le bébé issu de la collaboration entre un développeur réputé pour la qualité de ses derniers titres sur console de salon ou sur portable (Level 5) et le studio d'animation Ghibli à qui l'on doit notamment l'anime Princesse Mononoke.

Il arrive après une version DS remarquée, mais malheureusement sortie uniquement au Japon, et s'appuie sur la même trame, les mêmes mécanismes, le côté tactile en moins.

Ni No Kuni a pour ambition de plonger les joueurs dans un univers féerique où un petit garçon voyage entre un monde onirique et la réalité afin de sauver sa défunte maman.

Peuplé de créatures loufoques, de protagonistes attachants, le jeu mise avant tout sur le dépaysement et la poésie afin de nous séduire. 

A mi-chemin entre un Pokemon et un Final Fantasy (il associe capture de familiers et combats en semi temps réel) ce Ni No Kuni est-il la perle tant attendue ? 

 

LE POSITIF

 

- Les graphismes : une franche réussite technique qui montre que la PS3 est une console de haut vol. Le cel-shading (rendu dessin animé) offre des environnements magnifiques aux couleurs enchanteresses, ce qui permet des transitions logiques avec des cinématiques d'animation assurée par l'un des meilleurs studios du moment. C'est beau, coloré, fluide : bref on en redemande.

- La musique : bien qu'un peu redondants les thèmes musicaux de Ni No Kuni tapent tout de même dans le haut du panier. Tour à tour mélancolique, enthousiasmante, rigolote, la bande originale de ce jeu mérite franchement le détour. On pense aux grands classiques du rpg (Final Fantasy, et oui encore)  mais aussi parfois au cinéma et aux envolées lyriques de La Guerre des Étoiles. La classe à tous les étages.

- Le sens de la finition : les menus, les cartes, l'inventaire : tout est lisible, clair, et précis. On navigue avec bonheur dans l'interface du jeu qui bénéficie d'une lisibilité digne des plus grands. La localisation en français est excellente, la vostfr parfaite... Décidément quand les japonais y mettent les moyens leurs productions se révèlent accessibles et pointues : RAS.

- La durée de vie : en faisant l'aventure en ligne droite le joueur lambda pourra compter sur une quarantaines d'heures ce qui est déjà très correct. Mais si l'on s'amuse à faire évoluer tous ses familiers au maximum tout en jouant à fond la carte des quêtes annexes, alors on peut raisonnablement multiplier ces quarante heures par trois !

- Le scénario : plutôt convenu, même si touchant, au premier abord le titre évolue au fil des heures pour nous offrir une histoire très attachante. On replonge dans l'enfance, avec cet optimisme naïf face aux difficultés et à la cruauté de certains moments de notre existence. Une chouette aventure donc, pour un dessin animé que l'on prend plaisir à découvrir une fois le pad en main. Un petit bémol tout de même : les puristes du jeu de rôle à l'occidentale trouveront certainement tout ceci beaucoup trop édulcoré pour prendre leur pied.

- L'animation : au même titre que les graphismes elle est quasi parfaite. Le mot qui revient encore une fois est la fluidité : tout coule de source sans anicroche. Chapeau bas !

 

LE NÉGATIF

 

- Le système de combat : trop brouillon pour être satisfaisant. On dirige principalement les familiers et leurs maîtres sur de petites zones ouvertes où l'on combat en incantant des magies ou attaques via un menu. Les règles des affinités (terre, électricité, feu, eau, lumière, ténèbres) impliquent un peu de stratégie. C'est très classique mais surtout terriblement redondant.Et puis il y a cette IA des coéquipiers qui frise le lamentable. Si l'on peut donner des directives (improvisation, soutien, attaque ; attaquer l'ennemi le plus faible, attaquer le même ennemi que le capitaine) et que les partenaires les appliquent tant bien que mal, la propension à gaspiller les PM (magie) est hallucinante. On se prend à pester contre cette bêtise crasse de nous adjoindre deux "idiots" tout au long de l'aventure.

- La durée de vie gonflée artificiellement : préparez vous à faire un nombre incalculable d'allers et retours inutiles. Si quelques uns servent la trame scénaristique, l'immense majorité d'entre eux est quant à elle superflue. Retourner sur ses pas pour trouver une potion qu'il faut ramener, pour ensuite repartir confirmer que la livraison à bien eu lieu : voilà qui est énervant. Les quêtes secondaires sont nombreuses, et autorisent ainsi le level-up, mais sont d'un ennui terrible. Et il y a pire que ça : l'évolution des familiers. Arrivé à un certain niveau ils peuvent évoluer vers une autre forme si on leur fait manger la gemme adéquate. Tout va bien jusque là. C'est alors qu'on se rend compte qu'à chaque évolution (permettant d'apprendre des sorts plus nombreux et plus puissants) le familier retombe au niveau 1 ! Imaginez donc le temps qu'il vous faudra pour remonter tous vos familiers jusqu'au niveau de la zone qui vous a permis d'évoluer... En sachant qu'il y a deux évolutions possibles par familier, et que l'on peut en croiser plus de deux cents. A moins d'être un amoureux du farming et du level-up on ne peut être que consterné par cette mécanique de jeu...pour ne finalement garder auprès de soi que les premiers familiers rencontrés.

-Le manque de charisme des méchants : ces derniers n'apparaissent que trop peu au fil du déroulement des aventures. En plus de ça ils ne sont pas très développés psychologiquement (contrairement aux protagonistes), même s'ils s'apparentent clairement à ceux créés pour les films d'animation de Ghibli. Un peu déçu donc, car on s'attend à les voir prendre une ampleur qui n'arrive jamais.

-Le rythme trop langoureux : c'est dommage de voir qu'on applaudit des deux mains quand un climax pointe le bout de son nez, mais que finalement ils sont très peu nombreux, et peinent à arriver. L'attente parait souvent très (trop?) longue avant de pouvoir bénéficier de sensations plus énergisantes. A titre personnel je me suis même retrouvé à me dire au bout de 30 heures que le jeu n'avait pas vraiment démarré, alors que si le jeu était déjà bien entamé. On ferait bien un petit somme devant Ni No Kuni par moment, et ça c'est juste impardonnable pour un rpg qui se veut être le porte étendard d'une génération.

- Le système de craft loupé : dans Ni No Kuni on peut mélanger des ingrédients, des objets, des gemmes, afin d'élaborer des potions ou des artefacts plus puissants. Pour ce faire il faut collecter des recettes, lire le grimoire, ou tenter sa chance aléatoirement. Oubliez la dernière, ça n'est que perte de temps (les artefacts restent heureusement dans l'inventaire si le mélange échoue). Par contre les formules que vous lisez dans le grimoire ne sont pas notées comme acquises : il faut donc revenir en permanence lire dans le grimoire pour se souvenir des composants adéquats pour la réalisation d'un objet. C'est très pénible, énervant même, dommage dès lors de ne pas avoir joint un grimoire papier avec le jeu...

 

AU FINAL

 

Très difficile de rendre un verdict pour Ni No Kuni sur PS3. C'est un peu comme si on vous vendait une jolie maison de campagne, mais qu'au bout de peu de temps vous vous rendiez compte que la tuyauterie est bouchée, que l'humidité dégouline le long des murs, et que le mauvaises herbes ont envahi le jardin. Pourtant en apparence tout était magnifique, et le chant des oiseaux vous ferait presque avaler la pilule.

L'enrobage frôle la perfection, quand le contenu déçoit par son manque de finition : un jeu de console portable transposé sur console de salon doit bénéficier d'améliorations majeures, autres que le seul graphisme, pour pouvoir s'imposer pleinement. Ça n'est pas le cas ici.

Certes les plus patients, les amoureux de l'onirisme, en ont pour leur argent. Mais tous les autres passeront très rapidement leur chemin.

Un peu comme pour FFXIII la question qui reviendra souvent pourra être : tout ça pour ça ?

 

UNE NOTE ?

 

13/20 

 

DES IMAGES

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3-ps3-13298.jpgAu coeur du désert j'ai cru voir un Psykokwak

 

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3--copie-1.jpgUn des meilleurs moments du jeu : le monde des fées

 

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3--copie-2.jpgUn des premiers donjons du jeu : comment c'est beau !

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commentaires

P
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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