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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:40

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Shadow Warrior 

(tested by Jewi)

 

Titre : Shadow Warrior 

Genre : First Person Shooter

Testé sur : PC (uniquement en téléchargement)

Sortie : 26/09/2013

Développeur : Flying Wild Hog

Editeur : Devolver Digital

 

PRESENTATION

En 1997 et après l'indétrônable Duke Nukem 3D, 3D Realms sortait du chapeau sa nouvelle licence FPS Shadow Warrior. Loin d'avoir emporté tous les suffrages à l'époque, cette licence revient sous la main de Flying Wild Hog pour un reboot de l'histoire de Lo Wang, l'occasion de replonger dans un Japon infesté de démons. Le joueur incarne l'impétueux yakuza Lo Wang qui a pour mission de récupérer le Nobitsura Kage, un katana légendaire. Or cette arme antique issue des forges démoniaques cache en elle une malédiction qui va ouvrir la voie à des hordes de démons. Lo Wang va devoir trouver les trois parties du Nobitsura Kage et résoudre cette crise d'outre-monde. Pour l'aider dans sa quête il va s'allier à Hoji, un démon tête-à-claque banni de son monde et matérialisé dans le notre par un masque.

 

LE POSITIF

 - Les combats : ne cherchez pas la subtilité ou la finesse, ici tout est question de démembrement, décapitation et carnage. Les combats constituent clairement le principal intérêt du titre en s'appuyant sur un rythme très nerveux avec l'alternance entre pouvoirs/dégâts des armes à distance et le cœur du combat au katana. Le bestiaire démoniaque est suffisamment étoffé pour assurer une relative variété de situations. Ajoutez à cela quelques séquences de rail shooting et de boss et vous obtiendrez le tableau complet. Si les évolutions majeures de Lo Wang offrent de multiples possibilités de survie, mieux vaudra garder un niveau d'agressivité démoniaque pour ne pas se retrouver cerné de toute part et s'offrir en pâture à ces créatures hostiles qui n'en demandaient pas tant.

 

- Le rythme soutenu : si l'aventure alterne entre phases de combat et phases d'explorations, le cheminement s'articule sur un level design simpliste et des mécaniques old-school. Le résultat, c'est Lo Wang qui en parle le mieux « c'est comme un road movie, je vais d'un endroit à l'autre en tuant tout le monde sur ma route ». Pas de temps mort ! L'aventure s'avale d'un trait entre les moments d'extase punitive de ces démons déchiquetés au katana et l'humour pas toujours très fin de nos deux protagonistes.

 

- Le soucis du détail : de la présentation aux menus d'amélioration, un soin particulier a été donné à l'ensemble de l'interface afin de restituer l'ambiance japonisante. Mention spéciale aux améliorations de Lo Wang matérialisées par des tatouages qui finiront par lui recouvrir la quasi totalité de son corps.

 

- L'ambiance sonore : niveau audio, rien à redire. Les doublages sont excellents bien qu'on regrettera l'absence de voix japonaise. Des ambiances traditionnelles aux thèmes de combat, les musiques soutiennent les oscillations entre instants de répit et carnage. Le travail réalisé sur les bruitages d'armes demeure convaincant avec mention spéciale au tranchant du katana.

 

- Durée de vie : il faut compter autour d'une quinzaine d'heures pour compléter l'histoire en difficulté normale. Ce temps de jeu très honnête, compte tenu des standards actuels, peut se voir augmenter avec une replay value honorable : 4 niveaux de difficulté, l'ajout d'un new game+ et d'un mode héroïque.

 

LE NÉGATIF

 

- Les environnements : dans l'ensemble, on prend plus ou moins de plaisir à évoluer dans ce Japon assez cliché, aux décors parfois peu soignés et qui manquent surtout de variété. Passé un bon tiers de l'histoire, Lo Wang s'aventure dans de nouveaux environnements mais qui souffrent encore de cet aspect quelque peu répétitif et générique.

 

- Les graphismes : techniquement, le jeu n'est pas très spectaculaire surtout si on le compare aux standards des FPS AAA actuels. Les finitions ne sont pas flatteuses et les modélisations parfois grossières. Le niveau de détail, certes intermédiaire, n’entache toutefois en rien le plaisir d'évoluer et de combattre, le jeu paraissant bien optimisé.

 

AU FINAL

En opérant un retour à ce qui faisait le succès des First Person Shooter de la fin des années 90, Flying Wild Hog a vu juste en pariant sur la fibre nostalgique du gamer frustré par les FPS à grand spectacle où le gameplay passe finalement à l'arrière-plan.

Lo Wang est comme nous, un geek qui prend un malin plaisir à découper tout ce qui bouge ; j'en veux pour preuve sa collection personnelle de bornes d'arcade avec Hotline Miami, Hard Reset et... Shadow Warrior premier du nom. Bien sûr ce sont des jeux du même éditeur ou du même studio de développement mais cette idée résume bien en substance l'esprit du titre : ne pas se prendre la tête et se faire plaisir, ça n'est que du jeu-vidéo après tout.

Bien sûr certains reprocheront au jeu son manque de renouvellement ou l'absence d'un mode multijoueur mais si vous vous sentez floués par les AAA de cette génération et que vous recherchez un FPS solo au gameplay original et bien pêchu malgré certaines lacunes, nul doute que vous saurez apprécier ce jeu à sa juste valeur.

 

UNE NOTE ?

15/20

 

 

 

DES IMAGES     

 

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"Coucou ! Tu veux voir ma lame ?"

 

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"Je crois qu'on tient le bambou..."

 

shadow-warrior-pc-48672-1382712173-114.jpgL'univers du titre a quand même la classe, nan ?

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