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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:56


Découvrez la playlist King Tubby's avec King Tubby


Difficile de parler de la musique dub sans évoquer son maestro, celui qui fut l'instigateur d'un style musical extraordinairement riche : King Tubby !

Né le 28 janvier 1941 dans la célèbre ville de Kingston le roi du dub commence à travailler en tant que réparateur de radios. Entre la fin des années cinquante et le début de la décennie suivante il commence à côtoyer les sounds systems locaux, les groupes reggae, les producteurs roots.

L'année charnière serait 1964 : King Tubby aurait alors incorporé pour la première fois une réverb' et plusieurs effets 'cosmiques' à l'un de ses amplificateurs ! Commence alors tout un travail de remix des morceaux cultes de l'époque, les effets ajoutés par Tubby leur donnant un aspect beaucoup étrange et moderne.

L'un des atouts de Tubby à ce moment là c'est qu'il peut à loisir suspendre les voix dans les morceaux, et laisser ainsi les toasters de l'époque s'exprimer en live sur ses propres remixes ! La classe ultime !

La compétition commencera bientôt à faire rage entre les différents créateurs dub, surtout avec l'une des autres figures en la personne de Lee Perry ! Chacun a son propre groupe et ses chanteurs attitrés : une vraie guerre musicale à la recherche de talents toujours plus confirmés. Tubby aura pour backing band les solides Aggrovators, puis il collaborera avec Linval Thompson, John Holt, Horace Andy...

Mais parfois les producteurs collaborent, on verra ainsi Lee Perry et Tubby se conseiller des artistes excellents afin de pousser un peu plus loin encore les expérimentations.

King Tubby prendra aussi des disciples clairement influencés par ses démarches. King Jammy, Scientist : ces ingénieurs du son passeront par le studio du maître et en ressortiront capables de rivaliser avec les meilleurs dub artists du moment !

Le 06 février 1989 King Tubby est froidement abattu dans la rue par un inconnu : encore une victime morte par balles sur l'île de la Jamaïque...


Vous adhérez à la musique de King Tubby ? Vous aimerez Rico Rodriguez, Jah Thomas, ou Ranking Toyan !!!

Une big tune de Tubby en collaboration avec Augustus Pablo :



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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:05




Waldeck est un artiste Autrichien qui compose de la musique électronique douce et planante.
A l'âge de six ans il commence une formation de pianiste classique, jusqu'au jour où il détruit un piano alors qu'il devait justement le réparer !
Des études de Droit, où il se spécialise dans le copyright, l'éloignent pendant un temps de sa première passion. Pourtant il quitte ses études et part pour Londres afin de se concentrer à nouveau pleinement à la musique.
Il y rencontre Brian Amos et Joy Malcolm avec qui de nombreux projets aboutiront. Leur collaboration dure encore aujourd'hui.

En 1996 Waldeck retourne à Vienne et compose le titre Aquarius qui lui donnera des ailes grâce à soin succès.
Posé en Autriche, Waldeck laisse libre cours à son inspiration et part sur les traces de groupes comme Massive Attack.
Les tonalités des albums de Waldeck sont clairement trip hop, avec un soupçon de dub. Waldeck adore retravailler des mélodies connues afin de se les réapproprier complètement. Un souvenir de ses études ? Sûrement !

Le dernier album en date, "Ballroom Stories" (Dope Noir, juin 2008), s'inspire du jazz des années trente et d'un peu de musique classique. Clairement orientée dub, cette production est de très bonne facture. Le repos assuré pour un hommage réussi à des genres parfois oubliés de nos jours.

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Waldeck !

Le clip de "Get Up Carmen", tiré de l'album Ballroom Stories :


Le clip de "Make My Day" :



Vous aimez Waldeck ? Vous aimerez aussi Le Tone, Beat Pharmacy, ou Olive Oil !!!

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 21:45




Ah l'Irlande ! Tendons lui la main !

Et oui point de sport ici, encore moins de foot, mais un groupe mythique du rock 'made in nineties' issu de la scène Dublinoise.

My Bloody Valentine est considéré comme le précurseur du style shoegaze. Des musiciens qui ne bougent pas sur scène, qui regardent leur pieds en balançant du son saturé et très mélodique : on pourrait résumer le shoegaze en ces termes mais mieux vaut quand même y jeter une oreille, c'est beaucoup plus efficace !
Inspiré par  Sonic Youth ou Jesus & Mary Chain le groupe offre des compositions où l'espace sonore est rempli jusqu'à ras bord : les guitares saturées s'imposent tout le temps, les choeurs sont perchés et souvent remixés, la rythmique fluctue entre puissance et quasi absence, le chant est très lointain... une marque déposée depuis et reconnaissable entre mille !

Les concerts de My Bloody Valentine ont d'ailleurs acquis la réputation d'être trop puissants, certains y auront perdu un tympan à l'occasion, et beaucoup d'autres se souviendront longtemps des guitares balançant la même note pendant près d'un quart d'heure dans un bouillon sonore qui poussait presque à la tétanie !

My Bloody Valentine a inspiré bon nombre de groupes dans les années suivirent leur envol (Ride, Slowdive) et encore aujourd'hui avec le superbe duo danois des Raveonettes ou l'autre duo américano-japonais d' Asobi Seksu !

Le clip de You Made Me Realise :



Si vous aimez My Bloody Valentine vous aimerez également The December Sound, RIDE, et The Pains Of Being Pure At Heart !!!



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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:03



Décidément la Californie semble être un terreau fertile pour les artistes talentueux. Originaire de Nevada City, où elle naît en 1983, Alela Diane grandit avec la musique. Elle prend l'habitude de chanter avec ses parents, mais aussi au sein de la chorale de son école.
Autodidacte à la guitare elle commence à composer très jeune, et se sent portée par un vent de psyché folk, où elle chantonne de jolis textes sur les thèmes de la nature et des liens familiaux.

Les premiers enregistrements débutent en 2003, mais c'est au retour d'un voyage en Europe l'année suivante qu'Alela se met à enregistrer son premier véritable album dans le studio de son père. "The Pirate's Gospel" sortira en octobre 2006. C'est un succès critique et commercial immédiat. Le chant d'Alela est si envoûtant, les thèmes sont si planants, Alela balance une musique intemporelle et poignante qui touche nombre de personnes surprises par tant d'authenticité.

2008 voit Alela silloner la planète, et plus encore l'Europe, pour des concerts mémorables. Elle participe également à de nombreux festivals où toujours plus de monde se presse afin de découvrir le phénomène folk de la décennie.

Début 2009 Alela sort son second album intitulé "To Be Still".

Elle vit aujourd'hui en Oregon dans la ville de Portland.

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace d'Alela Diane !

Le clip de "The Rifle" :


Sivous aimez Alela Diane vous aimerez aussi  Davy GrahamSt Augustine, Mariee Sioux !!!                          

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:35








Matisyahu est un artiste difficile à cantonner dans un registre musical particulier. Originaire de Pennsylvanie, il naît en 1979 au sein d'une famille juive très pratiquante. Il passera pars diverses écoles plus ou moins strictes, mais n'hésitera pas à se forger sa propre expérience de la vie en accompagnant des groupes en tournée et en se plongeant dans la musique reggae, particulièrement dans les albums de Bob Marley.

Mais si la musique roots plaît à Matisyahu il faut aussi savoir qu'il baigne naturellement dans la culture hip hop, qu'il fourbit ses premières armes au beat box où l'on peut dire qu'il excelle.

Matisyahu produit aujourd'hui des sons oscillant entre le rock, le hip hop, le dancehall et le reggae. Il n'hésite pas à emprunter aux rastas leur ferveur religieuse puisqu'il prone de son côté l'application stricte de la Thora. Et c'est Bill Laswell himself qui produisit son album "Youth" dont la chanson "King Without A Crown" rentra dans le Top 10 américain très rapidement.

Mais s'il n'y avait, du moins pour le moment, qu'un seul album à retenir de Matisyahu ce serait le "Live At Stubb's". On en prend plein les oreilles avec du roots bien lourd, des envolées hip hop démentielles et des rythmes funky plus qu'efficaces.

En 2009 est sorti le dernier album de Matisyahu intitulé "Light", très mystique en somme...

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Matisyahu !

Une session beat box :


Un live de "King Without A Crown" :



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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:32



Et la version des Clash :


"Mmmm yes

Police and thieves in the street (oh yeah)
Fighting the nation with their guns and ammunition
Police and thieves in the street (oh yeah)
Scaring the nation with their guns and ammunition

From Genesis to Revelation yeah
And next generation will be hear me

All the crimes committed day by day
No one try to stop it in any way
All the peacemakers turn war officers
Hear what I say

Hehehehehehehey

Police and thieves in the street (oh yeah)
Fighting the nation with their guns and ammunition
Police and thieves in the street (oh yeah)
Scaring the nation with their guns and ammunition

Oh yeah

All the crimes committed day by day
No one try to stop it in any way
All the peacemakers turn war officers
Hear what I say

Hehehehehehehey

Police and thieves in the street (oh yeah)
Fighting the nation with their guns and ammunition
Police and thieves in the street (oh yeah)
Scaring the nation with their guns and ammunition

Police and thieves
Police... "

Titre extrait de l'album "Police & Thieves", 1977, Island Records.
                                         "The Clash", 1977, Sony Music/Columbia
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 11:54



Triston Palma, ou Triston Palmer, est un chanteur de reggae originaire de Kingston où il naquit en 1962. Sa vocation pour le monde de la musique lui est apparue très tôt, et c'est à l'âge de huit ans qu'il pose sa voix sur le titre "Love Is A Message" sur une production du grand Bunny Lee.

Quelques années plus tard c'est le singer/producer Jah Thomas qui le repère alors qu'il n'a que 14 ans. C'est à cette époque, et lors de cette collaboration, que naît le hit "Entertainment". Un vrai tube qui le fera reconnaître en Jamaïque, surtout qu'en 1979 c'est au côté de Bob Marley qu'il se retrouve pour un concert détonnant au General Penitenciary Memorial.

Le succès arrivant Triston se retrouve dans les petits papiers de nombreux chanteurs et producteurs locaux, notamment Linval Thompson ! On retrouve d'ailleurs à cette époque, début des années 80', neuf chansons de Triston dans le top 40 jamaïcain : rien que ça ! Puis c'est sur scène avec Steel Pulse, Sugar Minott, Third World, ou Gregory Isaacs qu'il s'illustre.

Dommage que Triston Palma soit quasi inconnu dans nos contrées parce qu'il est une voix du reggae de très haut niveau, capable de se poser en douceur sur du reggae mais aussi sur du early dancehall plus dub et plus enjoué.

Les albums de Triston Palma :

  • Presenting Triston Palma (1981) Black Roots
  • Fancyness (1982) Gorgon
  • Joker Lover (1982) Jah Guidance
  • Showcase In A Roots Radics Drum & Bass (1982) Midnight Rock/Vista Sounds/Gorgon
  • Joker Smoker (1982) Greensleeves/Clocktower
  • Touch Me, Take Me (1982) Midnight Rock/Vista Sounds
  • Nice Time (1982) Jam Rock (with Toyan)
  • Entertainment (1982) Midnight Rock
  • Settle Down Girl (1983) Trojan
  • The Big Showdown (1984) Black Solidarity (Trison Palma and Phillip Frazer)
  • Triston Palma Meets Early B The Doctor (198?) Fantastique (Triston Palma and Early B)
  • I and I and Inity (198?) Drum & Bass (with Philip Frazer)
  • Wounded (1989) Bungem
  • The Best of (198?) Rohit
  • Three Against War (1995) VP (with Dennis Brown and Beenie Man)
  • Triston Palmer Meets Jah Thomas Inna Disco Style (1996) Munich/Majestic
  • Born Naked (1997) I&I Foundation
  • On The Attack Blue Mountain
  • Wounded Bungem
  • Spliff Tail Black Solidarity
  • Triston Palma Meets Michael Palmer Midnight Rock (with Michael Palmer)
  • Two Roads (2000) Easy Star

Lien vers le Myspace officiel de Triston Palma !

Triston en live sur deux sets différents :




 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:11


Sortie : 09/2008
Label : Import/Coffyrecords

La musique espagnole est souvent cantonnée chez nous aux rayons électro/club ou world. Le formatage façon Ibiza ou flamenco a réussi à dissimuler bien d'autres cultures qui se développent au sein de la péninsule Ibérique. Souvent considérés comme des forces mineures en Espagne le hip hop et le reggae sont en train d'y gagner petit à petit plus de respectabilité, les messages sociaux et revendicatifs trouvent de plus en plus de retours positifs, le public sollicite de plus en plus les membres de différents crews. Toulouse avait pu découvrir il y a de cela quelques années, juste avant la performance d'Alton Ellis au Rio Loco, les Ranking Soldiers (un backing band reggae très efficace) aux côtés de différents toasters espagnols dont Hermano L. Ce dernier avait percuté 30.000 personnes aux anges grâce à son flow bondissant, son allure tranquille, et son énergie débordante. Pas étonnant puisque le bonhomme est l'un des pionniers du reggae-hip hop en Espagne avec le groupe "La Puta Opepé" depuis le début des années 90'.

"Malo Hasta El Hueso" est le dernier album en date de Hermano L, disponible en import sous quelques jours seulement. A travers 14 pistes le Mc espagnol explore divers styles avec talent. Qu'il aborde le roots (Todo Cuenta), le dancehall (Drogadict Youth)  ou le hip hop (Punaleros) c'est toujours avec efficacité ! Les riddims savent se montrer pêchus, rentre dedans, mais aussi beaucoup plus posés de temps en temps. Et lorsqu'il nous emmène dans des consonances plus dub (Que Mundo) c'est avec délice que l'on se laisse emporter loin du sol.
Les thèmes abordés sont certes classiques (racisme, galères, hypocrisie, trahison, ravages du capitalisme) mais ils font toujours mouche : tant que les problèmes ne sont pas résolus, pourquoi ne plus en parler ? D'autant plus que l'humour et le second degré s'invitent souvent dans les textes tout au long de l'album.

El Hermano L propose donc toute une panoplie de genres sur cet album solo, tous les univers au sein desquels il aime graviter sont bel et bien représentés. Certes rien d'hyper original non plus, mais tout y est réalisé de manière assez solide et assez variée pour passer un très bon moment : l'Espagne a bien plus à proposer à nos tympans que ce que les médias généralistes veulent nous imposer, profitons en !

Tracklisting :





 
 

















Un titre extrait de l'album :



Le fameux live à Toulouse en juin 2007 :



Lien vers le Myspace de Hermano L !!!
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 15:17


Sortie : 02/11/2009
Label : iHipHop Distribution

Suivre les chemins tracés par le Wu-Tang c'est s'aventurer dans un univers fascinant où les influences afro, asiatiques, et ghetto se mêlent avec brio depuis 1993 dirons nous, avec la sortie de leur tout premier album : le mythique "Enter The 36th Chambers".
Et les années passant le Wu est devenu une véritable institution dans le monde du hip hop, les membres du groupe n'hésitant pas aller flirter vers d'autres sonorités et à côtoyer des artistes émergents puis à les produire quand le feeling passe véritablement, comme ce fut le cas avec l'une des révélations de ces dernières années pour Cilvaringz.

Pendant ce temps la scène anglaise se développait avec des sonorités bien particulières. On ne compte plus le nombre d'artistes majeurs issus de la scène britannique dans des registres qui allèrent du rap à la drum'n'bass en passant par le garage, le grime et la dubstep. Ah la dubstep justement ! Un genre underground capable de fédérer le milieu electro et hip hop au delà de leurs frontières habituelles. Une musique froide, presque aquatique, dont la particularité majeure tient au fait qu'à ses basses énormes similaires à celles du dub se greffent des rythmes binaires et tribaux syncopés.

Il n'en fallait pas beaucoup plus pour que certains rappeurs US s'intéressent de plus près au phénomène UK, dont Snoop ou encore les Public Enemy. Aujourd'hui c'est au tour du Wu-Tang de proposer 19 collaborations musicales avec les figures de la scène dubstep anglo saxonne. Et mon Dieu que c'est bon ! Exit donc les samples du maître RZA, exit aussi les lignes soul sensuelles ou les beats strictly hip hop : c'est la face sombre du Wu qu'il nous est donné d'apercevoir dans ce deuxième volume du Wu à la rencontre de la culture indie. La philosophie du groupe reste cependant perceptible sur les remix des Matt U, Rogue Star, DZ ou Chimpo : on retrouve de-ci de-là des petites flûtes asiatiques, des ambiances cinématographiques, et surtout les voix des immenses Killah Priest, Method man, Raekwon, GZA, Ghostface Killah...
Mais ce sont bien les grosses productions dubstep qui s'approprient les toasters du Wu ! Il n'y a qu'à écouter des titres comme "Cinema", "Now or Ever", ou "Iconoclasts" pour être totalement convaincu de l'utilité de cette collaboration. L'énergie déferle, le côté obscur de chacun aussi, les basses propulsent les auditeurs vers des contrées lointaines, tout devient pesant et moite, et pourtant, pourtant subsiste une envie de rester éveillé jusqu'à pas d'heure, d'osciller la tête sans voir le temps passer en laissant vagabonder ses pensées.
Dans l'esprit on n'est finalement pas si loin d'une atmosphère à la "Liquid Swords" (GZA, 1995) avec un bémol. En plus de la parano habituelle dans laquelle on se plonge, en plus du côté hypnotique des rythmes et des flows, et bien on se retrouve avec une angoisse supplémentaire, comme si cette fois ci le mal allait vraiment triompher du bien !
Jouissif pour certains, cet aspect pourra cependant rebuter certaines personnes déjà un peu trop triturées du cortex et qui n'ont pas besoin de la musique pour obscurcir encore un peu plus leur horizon. Rassurez vous quand même ! L'album n'est pas si noir que l'on puisse chercher un pistolet en l'écoutant (mais où est donc ce Beretta M9 déjà ?), il est juste sombre à souhait et l'assume complètement.

Plongez vous avec délice dans ce double album : le Wu-Tang invite le monde à se plonger dans la culture dubstep, et il le fait bien. Quand des monstres du hip hop new yorquais rencontrent les non moins monstrueux producteurs anglais ça fait des étincelles, noires certes, mais des étincelles quand même !

Tracklisting :


































Place à la musique avec deux vidéos qui pourraient vous convaincre :


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:48


Ghostown est un groupe original sur la scène française. Musicforyourmind a même retenu leur premier album dans la liste des cadeaux de fin d'année !

Pour découvrir un peu plus Ghostown, pour connaître un peu mieux leurs ambitions et leur parcours un de leur membre a bien voulu se prêter au jeu de l'interview. En avant donc pour un moment privilégié en compagnie de Ghostown :

Mais qui sont les Ghostown ?

- Rael : Nous sommes trois, El Rapwello (aka Rael) est écossais installé en France depuis 2002, d'abord à Montpellier et maintenant du côté de Grenoble. J'ai rencontré Jeason (platines) et Baptiser (guitare) à Montpellier justement. Personnellement je fais les prods', je joue du clavier, de la guitare acoustique, je sample, je rappe et j'écris les textes.

 

Et quelles sont vos influences principales ?

- Rael : Je ne parlerai pas d'influences. Je préfère parler de ce que j'apprécie en musique, et les tonalités sont variées ! En matière de hip hop j'aime bien tout ce qui est underground aujourd'hui comme Busdriver, Antipop Consortium, Roots Manuva, Mf Doom ou Dizzee Rascal. Le hip hop old school aussi bien sûr avec House Of Pain, Dr Dre, Snoop, Cypress, et le Wu-Tang. Cela dit d'autres genres me plaisent tout autant comme le trip hop et les Tricky, Massive Attack, Portishead ou Prodigy, et je n'oublierai pas les musiques ethniques des Balkans, du Maghreb, et on peut y ajouter encore les musiques indiennes ou le flamenco...

Comment composez vous, et comment s'est passée la transition des démos à l'album "Reflexionz" ?

- Rael : Je compose en solo, en général je commence avec un riff qui m'inspire, puis j'ajoute d'autres éléments, batterie, basse, mélodies, ensuite je trouve les textes, je trouve des breaks...Puis on écoute ça tous ensemble et selon ce qu'ils trouvent, ou les critques qu'ils font, ça peut faire évoluer la composition. Certains morceaux ont connu une évolution en permanence, donc on ne les joue pas pareil en live que sur le cd."Pecking your eyes", par exemple, était un titre trip hop à 75bpm, très dark avant..
Quant à la transition « démo » - album elle était tout à fait logique, puisque la musique électronique est toujours enregistrée, c'était juste une question de se caler en studio, et de passer du temps à tout séparer, égaliser, compresser,mixer...

Pas si facile de sortir un album non ?

- Rael : Non, il faut plus de moyens que ceux que l'on a à dispo, il faut de l'argent, du poids, des contacts...On a eu de la chance de voir  "Reflectionz" distribué par Musicast, un distributeur spécialisé dans l'autoprod. Cependant ils ne s'occupent pas de la promo et, avec nos moyens limités,  notre promo a été trop légère. Même si notre album reçoit de bons échos dans la presse spécialisée, impossible de se faire une place parmi des milliers d'autres autoprods, sans avoir plus de contacts, on y revient....
Nous on a vendu 500 copies de "Reflexionz" pour le moment, dont 250 via Musicast."Reflectionz" était dans les bacs, mais il va être de moins en moins présent maintenant. Pour notre prochain album, et il y en aura un prochain, il faut qu'on arrive a faire de la promo comme il faut, et peut être qu'une maison de disques est essentielle...

Que ce cache-t-il derrière ces "Reflexionz" ? La pochette de l'album est sombre et urbaine...

- Rael : D'un côté la pochette me plaisait bien, mais en fait aujourd'hui elle m'apparaît trop dark pour représenter pleinement ce qu'est la musique de Ghostown. Les textes sont assez introspectifs, assez blues, mais y a toujours un élément d'humour et de l'espoir dans mes paroles. Je crois que justement notre musique est moins sombre maintenant !

La scène électro hip hop est en train d'exploser en France aujourd'hui avec les Wax Tailor ou autre Doctor Flake, comment vous situez vous sur cette nouvelle scène ? Des collaborations en vue ?

- Rael : Je n'en sais rien ! On a fait la premier partie de Wax a Montpellier. Une collaboration est effectivement  en cours avec Dr Flake, mais est ce que ça va se concrétiser ? On verra bien ! Ah oui, on a aussi une collab' avec L'Oeuf Raide (Jarring Effects) qui pourrait bien être présente sur son nouveau Lp. Et puis on a fait des premières parties de Karlit et Kabok, Grosso Gadgetto et d'autres groupes qui font partie de cette scène bien spécifique. Pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression de faire partie de tout ca..
Par contre voir des groupes comme Wax ou Chinese Man qui cartonnent, ça donne quand même un peu d'espoir pour l'avenir propre de Ghostown !


Une tournée de prévue ? On va vous voir un jour du côté de Toulouse ?

- Rael : On m'a contacté pour jouer a Toulouse au Cap en mai, j'espère que ça va se faire, nous ne sommes jamais venus jouer dans votre ville jusqu'à présent ! Sinon en 2009 on a fait 30 dates, pareil en 2008, on a joué à Grenoble, Montpellier, Nanterre, Strasbourg, Rennes, Tulles, Lyon, Lausanne et pas mal de patelins! 2010 devrait logiquement continuer dans la même direction.

Pour terminer tu peux nous citer les albums que tu écoutes en ce moment ?

- Rael : J'ai passé des semaines à faire un méga mix de 200 morceaux, y a rarement des albums qui me plaisent en entier...Le dernier Roots Manuva en est un parfait exemple, 3 des morceaux sont de vraies bombes, mais d'autres sont assez décevants. Les derniers Mf Doom et Mos Def, on y trouve quelques très bons titres, surtout le  Mos Def feat Slick Rick (Audatorium) !!! J'ai découvert par ailleurs le projet Explicit Samourai (Specta et Leeroy) qui est vraiment intéressant, surtout les morceaux « Explicit Sentence » et « J'aime Pas ». Le nouveau morceau de Busdriver est assez bien foutu, j'aime le remix de Antipop Consortium.



Voilà j'espère que maintenant vous connaissez un peu mieux Ghostown !!!

Myspace officiel des Ghostown

Lien vers la page Facebook du groupe !

Avant de quitter cette page pour aller commander leur album, jetez un oeil avisé aux photos des membres du groupe et aux vidéos trouvées sur le net !





Et comme promis deux vidéos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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