Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:11



Sortie le : 28/09/2009
Label : Makafresh

Ah on l'attendait tous et voilà qu'arrive enfin le second album d'Omar Perry ! Le fils de Lee Perry avait marqué des points avec son premier opus intitulé "Man Free" sorti en fin d'année 2007 où l'on retrouvait des influences roots, ragga ou ska de très bonne facture. Mais l'on attendait aussi qu'Omar se lâche un peu plus et qu'il affirme véritablement son style, chose faite avec le délirant "Can't Stop Us" !

Impossible de passer à côté de ce joyau reggae qu'est la nouvelle production du Homegrown Band : Omar y jongle entre plein de différents styles qui vont du new roots au dancehall en passant par le nyahbinghi sans se casser les dents, mais mieux encore il distille ses paroles conscientes et universelles avec la classe d'un chanteur capable de fédérer les rastas et leurs amis autour de son projet sans jamais avoir aucun temps mort.
Marchant sur les traces des fils Marley, Omar Perry est aujourd'hui capable de reprendre le flambeau d'une musique qui avait oublié ses origines et ses revendications pour se positionner presque exclusivement sur le tape à l'oeil vendeur. On vibre sur des titres résolument modernes avec des cuivres puissants et une rythmique soutenue ("Can't Stop Us", "Bless Them"), on check son booty comme jamais sur des tunes très ragga où le flow d'Omar se fait bien plus rentre dedans ("Right Right Left", "Bring Me Joy), on se laisse bercer par la douceur de ballades universelles ("911"), on plane littéralement en redécouvrant des riddims dépoussiérés et réinterprétés avec une classe incroyable ("Beat Down Babylon", "Save The Earth"), on pense à "Welcome To Jamrock" (Damian Marley) ou à Collie Buddz et ses tubes inspirés par le hip hop US (respectivement "Boom Town" et "Do You Love Me"), on mange le featuring d'un Tippa Irie en pleine forme et qui vient seconder Omar sur un titre tellement roots et authentique qu'on n'a qu'une envie c'est de passer son après midi à osciller la tête en écoutant cette chanson euphorique et spirituelle : "Tides Of The Time" devrait être la chanson de l'année pour bon nombre de fans reggae !

Que du bon donc, de l'incontournable même, dans cette deuxième expérience enregistrée par le fils du légendaire Lee 'Scratch' Perry. Preuve s'il en est qu'on peut réussir sur le tard quand on a du talent, que le nom ne fait pas tout, et qu'il faut parfois savoir attendre d'avoir la maturité nécessaire pour s'imposer naturellement aux autres ! Un certains fils blondinet d'un président français pourrait en prendre de la graine !

Jetez vous sur "Can't Stop Us" : impossible de le regretter, même dans dix ans !

Tracklisting :
1/ We Wah
2/ Bless Them
3/ Can't Stop Us
4/ Need You
5/ Beat Down Babylon
6/ Right Right Left
7/ 911 (memorial)
8/ Fighting For A Cause
9/ Boom Town
10/ Bring Me Joy (ft. Cleo)
11/ Do You Love Me
12/ Save The Earth
13/ Tides Of The Time (ft. Tippa Irie)
14/ I'm Rebel
15/ The Ghostmakers
16/ Spiritually

Vous voulez en savoir plus ? Myspace Officiel


Encore un tube issu de Can't Stop Us (hommage à Lee Perry) :


RoOots sound avec Tippa Irie, conscious lyrics only :




Partager cet article
Repost0
20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:03



Né en 1954 sur la petite île de la Jamaïque Linval Thompson suit ses parents à New York à l'âge de seize ans.
Sa famille émigre aux Etats-Unis et s'installe dans le quartier du Queens où Linval fera ses premiers pas dans le reggae , notamment avec le titre "No Other Woman".

Linval ne se plait pas dans la Big Apple et décide de retourner sur son île natale afin de plonger dans la culture roots, il quitte le ghetto New Yorquais et part vivre à Whitfield Town inna Jamaïca !
Là il collabore un peu avec Johnny Clarke, mais c'est avec le célèbre producteur Lee Perry au studio Black Ark qu'il enregistre son premier vrai gros tube intitulé "Kung-Fu Man".

C'est l'âge d'or qui débute pour Linval Thompson ! Il est sous le feu des projecteurs aux côtés des renommés et talentueux Horace Andy, Cornell Campbell, et également toujours Johnny Clarke : du très lourd qui monte dans les charts !
En plus de chanter Linval s'essaye à la production avec talent. Il produit quelques uns de ses morceaux et introduit d'abord Henry "Junjo" Lawes dans le milieu. Celui-ci lui fait enregistrer l'inoubliable "Jah Jah Is A Guiding Star". Auparavant Linval venait tout juste de sortir et de vendre comme des petits pains le terrible "I Love Marijuana".

Les lyrics de Linval évoquent des sujets classiques, marrants, voire sérieux comme la foi Rasta, la méditation, les dreadlocks, la fumette mais aussi la condamnation des violences faites aux femmes avec classe sur le très bon "Shouldn't Lift Your Hand".

Les années 80 et le passage en force du tout digital vont éloigner notre bonhomme des micros, il va surtout se consacrer à la production d'artistes majeurs comme Barrington Levy, Freddie Mc Gregor ou les Viceroys !

Mais aujourd'hui Linval revient en force : tournée avec Charlie Chaplin, enregistrement "Inna Di Yard", festivals en tout genre, et en 2009 la sortie d'un album majeur enregistré avec des zicos marseillais intitulé "Ghetto Living".

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Linval !

Interview + extraits de concerts :


"Free Marijuana" issu du dernier album de Linval, another BIG TUNE :


Partager cet article
Repost0
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 17:36

Difficile de trouver des informations sur JahSta actuellement, bien qu'il soit considéré par certains comme un des groupes espagnols de reggae les plus importants nous devrons nous contenter cette fois ci d'une traduction sommaire de Wikipedia...

JahStah est un groupe originaire de Saragosse qui fut fondé en 1995 par Karty "Er Nene" (batterie), Ivan à la guitare et Suizo au chant à qui se joignirent le meilleur bassiste de la ville appelé "El Africano" ainsi qu'un clavieriste surnommé "El Tuter" aux influences psychédéliques.
Du band original ne subsistent aujourd'hui que Suizo et Karty, qui en ont profité pour se mettre au chant.
Les paroles de JahSta évoquent l'actualité politique, la pauvreté, et l'injustice, profitant des concerts pour proposer un spectacle homogène capable de séduire tout type de public.

On peut tout de même rajouter que JahSta maîtrise autant le dub, que le reggae ou le dancehall avec une prédilection certaine pour un son roots assez enjoué.

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace Officiel de JahSta !

Vous aimez JahSta alors écoutez Jah Nattoh ou Fidel Nadal !

Un extrait de concert :


Un titre extrait du dernier album Legado :


Partager cet article
Repost0
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 01:48

Ahhh Barcelone, ses soirées endiablées, ses plages interminables, son atmosphère unique !
Voici que débarque un rasta conscient originaire de cette ville un peu folle, il propose dès à présent un premier album appelé "En Buenas Manos" dans lequel il pose son timbre si doux sur des compositions principalement reggae, mais aussi influencées par le hip hop, la soul et le dancehall.

Jah Nattoh est un vrai rasta dont les paroles révèlent un fervent défenseur de valeurs sociales, humanistes et spirituelles. A ses côtés pour son premier enregistrement solo on trouve quelques figures du reggae catalan, mais aussi deux pointures internationales que sont Lutan Fyah et Lyricson (passé on se souvient par la case Assassin à une époque pas si lointaine).

A l'instar de chanteurs roots hispaniques comme Hermano L ou Morodo, Jah Nattoh élève le reggae espagnol à un niveau international où les productions carrées sont dignement représentées lors de concerts endiablés. Les spectateurs mexicains se souviendront longtemps de ses performances récentes, comme en témoignent certaines vidéos disponibles sur le net et dont vous trouverez un exemple un peu plus bas dans cette présentation un peu sommaire mais essentielle pour tout amateur de roots.

La carrière de ce chanteur loin des affres de la musique business commence à peine à décoller, mais on ne doute point du succès qui l'accompagnera pour un parcours on l'espère à la hauteur des belles choses montrées dans le très agréable "En Buenas Manos". Effectivement : nous sommes entre de bonnes mains !

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Jah Nattoh.

Si vous aimez Jah Nattoh vous aimerez également El Chojin ou encore Fidel Nadal !

"Volverte a ver" tiré du premier album de Jah Nattoh :


Un moment en live à Guadalajara :


Une autre BIG TUNE de Jah Nattoh :


Partager cet article
Repost0
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 03:33



Fidel Nadal est né en 1965 à Buenos Aires dans une famille bien comme il faut, avec une mère anthropologiste et un père réalisateur cinématographique engagé dans la reconnaissance des droits des noirs en Argentine. Tous les deux sont également de grands mélomanes et lui font écouter beaucoup de jazz et de blues.

Mais c'est voyageant en Jamaïque et à Haïti que Fidel va se découvrir une attirance irréprécible pour le reggae. Il fondera deux groupes reconnus avant de se lancer en solo dans le monde du roots.
D'abord Todos Tus Muertos (reggae, punk) qui sera une vraie figure de la musique contestataire sur tout le continent sud américain, puis  Lumumba en 1996.

Mais les années passent et Fidel, qui deviendra une figure du reggae argentin, se sent de plus en plus proche de la vibe roots.Ses compositions sonnent de moins en moins punk ou rock pour s'installer durablement dans le monde reggae et dancehall.

On compte pas moins de 6 albums avec Todos Tus Muertos, 3 avec Lumumba et  plus de 20 en solo !

Fidel Nadal compte également à son actif quelques concerts au Japon, au Mexique ou encore au Paraguay qui ont marqué durablement les publics locaux !

Fidel, avec son look de Sizzla, réussit à démocratiser le reggae dans les pays latins mais son aura dépasse largement le cadre du seul continent américain : ne reste plus qu'à le découvrir en France et en Europe, Espagne exceptée puisque le bonhomme connaît déjà bien la péninsule ibérique...

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Fidel Nadal.

Clip ragga hip hop de Fidel :


Allez, hop, un coup de vocoder :



Partager cet article
Repost0
7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 17:26


On en voulait, on en  a enfin : du vrai bon hip hop originaire de la perfide Albion, issu du cerveau ultra créatif d'un Mc dont les parents étaient originaires pour moitié de la Jamaïque (côté maternel) et pour autre moitié de Trinidad et Tobago(côté paternel donc !).

Loin, très loin, des ces rappeurs pleins aux as, capables du pire pour de la thune et dont les propos vulgaires sont à des années lumières du quotidien de tout un chacun, Juice Aleem balance des lyrics conscients emprunts de spiritualité et de réflexion sur la folie du monde qui nous entoure.

Musicalement Juice Aleem propose bien plus que certains des derniers disques provenant d'Angleterre. Les barrières musicales s'effacent avec brio pour proposer une vraie base hip hop, matinée par endroit d'influences dub, électroniques, voire carrément roots.

Et la sortie récente de son premier album solo (Jerusalaam Come, Big Dada, 09/2009) confirme tout le potentiel de ce Mc anglais hors norme, les 13 pistes (14 pour la version contenant une bonus track) s'écoutent avec délice sans temps mort. Pas étonné de voir le label Big Dada (branche hip hop de Ninja Tune) signer cet artiste déjà incontournable !

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace Officiel de Juice Aleem.

Si vous aimez Juice Aleem vous aimerez également Cilvaringz, Major Lazer, Wiley, ou encore Diplo !!!

Un clip d'Hexstatic feat. Juice Aleem :


Juice Aleem, la promo de chez Big Dada :



Partager cet article
Repost0
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:43



Ahhh les années 90' et leurs productions qui sonnent old school aujourd'hui !
Nous sommes au milieu des nineties et trois types commencent à faire parler d'eux en affichant des performances intéressantes sur des mixtapes de Cut Killer. Daddy Jockno, Robo et Jaeyez partagent même la scène avec NTM alors que leur production officielle se contente d'un maxi intitulé "Perle Noire".

En 1998 tout change et Afro Jazz part au USA, New York plus précisément, enregistrer l'album Afrocalypse. Mêlant influences ragga, jazz, et hip hop east coast l'album est une franche réussite artistique mais pas commerciale, les propos conscients du groupe ne se prêtant pas aux diffusions radios. On retrouve même Ol' Dirty Bastard en featuring de luxe sur le morceau "Strictly Hip Hop".

En 1999 Daddy Jockno quitte le crew, Afro Jazz sortira un nouvel album dans les mois qui suivent. "Aj-1 Révélation" est un album de bonne facture mais moins surprenant que l'opus précédent, les prods restent carrées et influencées par le style US mais les lyrics tournent un peu plus en rond.

On notera pour clore ce chapitre sur un des groupes les plus sous-estimés de France que Afro Jazz a multiplié les collaborations avec Joey Starr qui les a produit sur son label B.O.S.S.

Le clip du très bon "Strictly Hip Hop" :






Partager cet article
Repost0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 10:10

 

 



 

Sortie : 09/2007


Voici le septième album d’une jeune femme que la critique internationale a qualifié régulièrement d’ovni musical, de génie en voie de disparition, de jeune prodige…

Elle est d’origine allemande, bassiste, bisexuelle, noire, musulmane, et politiquement engagée. Bref presque tout ce qui peut détruire une carrière aux USA, et pourtant Meshell réside bien aux States ! Ah oui j’oubliais, elle est bourrée de talent et surprend toujours son monde !

 

On est ici en présence d’un album aux teintes électroniques, jazz et soul. La basse est très présente, c’est l’instrument de prédilection de cette panthère, et les textes sont incisifs.

L’auditeur est aussi confronté à une teinte clairement new wave, avec des nappes de claviers et des refrains de l’époque complètement remis au goût du jour !

 

C’est un mélange musical très personnel et envoûtant qui nous est proposé, où la douceur et le calme ne sont en fait que sous jacents. Car il se dégage malgré tout une certaine forme d’énergie et de revendication de cette production.

 

En fait la dernière œuvre de Meshell ne fait que confirmer l’immensité de son talent, telle une Tricky au féminin, un grand moment de mysticisme en somme…

 

Et n’oubliez pas qu’en plus d’une carrière solo irréprochable cette géniale créatrice a collaboré avec des grandes pointures (Rolling Stones, Madonna, Prince, Herbie Hancock…). Aujourd’hui travailler avec Method Man ou Archie Shepp ne lui déplairait pas : au travail messieurs !



Tracklist :


  01 -  Haditha  

  02 -  The Sloganeer  

  03 -  Evolution  

  04 -  Virgo  

  05 -  Lovely Lovely  

  06 -  Elliptical  

  07 -  Shirk  

  08 -  Article 3  

  09 -  Michelle Johnson  

  10 -  Headline  

  11 -  Solomon  

  12 -  Relief : A Stripper Classic  

  13 -  Soul Spaceship  

 

Vous voulez en savoir plus ? Myspace de Meshell Ndegeocello

 

Un trip musical de moins de 2 minutes :

 

 

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 03:04


 


Doctor FLAKE

« PARADIS DIRTYFICIELS »

01/2007

 

 

 

Amis qui aimez le bon son « Prenez place » dans l’univers étrange concocté avec grand talent par ce mystérieux Doctor FLAKE.

 

Nous connaissions Dj Phantom ou encore Wax Tailor dans le paysage abstract hip-hop français mais « La thérapie » musicale véritable semble venir de ce mélange sonore froid, décalé, enivrant, mélodique, étrange qui pourrait même donner à certains quelques « Sueurs froides » …

 

Et c’est en écoutant régulièrement cet album que vous vous retrouverez sans vous en rendre compte « La tête dans les étoiles », car ces mélopées lancinantes semblent exister dans le seul but de propulser votre esprit loin de votre corps, pour vous retrouver face à vos pensées les plus profondes, rien que vous face à l’Univers, « Only you ».

 

Ces compositions jazzy, noisy, électro, scratchées, provoqueront en vous tout un mélange d’émotions fortes qui vous pousseront certainement à participer à un « Colloque sentimental »,  qui aboutira peut-être à la réconciliation musicale définitive des hommes avec les dames…

Pourtant la revisite de tous ces sentiments, de toutes ces sensations, dans cet état de béatitude provoqué à l’écoute des ces Paradis DIRTYFICIELS, pourrait aussi nous faire pencher sur nos souffrances personnelles, amoureuses,  « Au bonheur des drames » qui jalonnent nos fragiles existences, et de tous ces voyages où l’on a déjà ressenti un grand « Spleen ferroviaire »…

 

Et si James Bond débarque dans vos rêveries ne soyez pas étonnés de voir sa ‘license to kill’ revisitée en « Licensed to pills » car  sans drogues cet agent très spécial mais très terre à terre  n’aurait aucune chance de pouvoir vous accompagner dans « Le vaste espace » musical concocté par Doctor FLAKE pour vos neurones décérébrés…

 

« Doctor snake ? », non Doctor FLAKE celui-là même que l’on attend avec impatience pour un prochain opus downtempo qui nous fera voyager toujours plus loin dans l’introspection…et en attendant : « Silence… » !

 

Tracklist :

 

1/ Prenez place

2/ La thérapie

3/ Sueurs froides

4/ La tête dans les étoiles

5/ Only You

6/ Colloque sentimental

7/ Au bonheur des drames

8/ Spleen ferroviaire

9/ Licensed to pills

10/ Le vaste espace

11/ Doctor Snake ?

12/ Silence...

 

Vous voulez en savoir plus ? Suivez ce lien vers une des premières fiches de ce site !

 

[ Doctor Flake sera en concert au Phare à Ramonville le 09/10/2009 ]

 

Un clip haut perché du Doctor :

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:08

 

 


Baloji - Hôtel Impala
Sorti le 02-02-2008

 

Baloji est un Mc Belge, d’origine congolaise, qui a déjà fait ses preuves lors de différents contests de slam en France et ailleurs et c’est surtout fait connaître avec son groupe Starflam. Il nous livre son premier album en ce début d’année, album qui porte le nom d’ « Hôtel Impala » en mémoire du véritable hôtel qui appartenait à ses parents en Afrique.

A travers dix sept pistes Baloji aborde des sujets qui lui tiennent à cœur, et qui l’ont façonné tout au long de sa vie. On retrouve une description de son enfance en Afrique, des moments difficiles comme l’arrivée en Belgique dans une famille d’accueil et son lot d’incompréhensions. Mais c’est avant tout un hommage aux femmes et surtout à sa mère qui, en lui écrivant un courrier plein de révélations sur son passé, a provoqué une recherche identitaire et un besoin d’accomplissement.

On trouvera dès lors une multitude de thèmes dans les propos de Baloji, le tout sur des productions hyper carrées qui prennent leur racine dans la soul et le funk comme dans « Ostende Transit » et « La petite espèce », le reggae avec « A l’heure d’été » ou des sons plus rap.

Les mots sont justes, appropriés, bien écrits, et terriblement bien chantés. Rarement une production de hip-hop francophone a proposé des fondations aussi solides aussi rapidement.
Les sons claquent bien, nous emmènent loin, et surtout nous font partager la vision qu’a Baloji du monde dans lequel il a grandi : un monde complexe, fait de métissages, de gens simples qui veulent faire compliqué, de règles étranges, de souffrances innommables et d’espoirs fous.

Alors certes il y a sûrement une ou deux pistes qui sont légèrement plus faibles que les autres, mais franchement, ne passez pas à côté d’un séjour dans cet « Hôtel Impala » où vous vous sentirez frais, pleins de vie et pourtant nostalgiques.

Oui j’ai adoré ce premier album et je tire mon chapeau à ce mister Baloji qui je l’espère ne se fera pas récupérer par de bons gros agents plein de pognon : mais vu son amour pour la musique il semble que l’on peut croire en un avenir honnête et radieux.


Tracklist
1. Intro
2. Tout ceci ne vous rendra pas le Congo
3. Entre les lignes
4. Ostende transit
5. Le reste du monde
6. La petite espèce
7. A l'heure d'été
8. Septembre
9. Repris de justesse
10. Coup de gaz
11. La raison du plus faible
12. Un dernier pour la route
13. HOTEL IMPALA

14. De l'autre côté de la mère

15. Où en sommes nous ?

16. Liège Bruxelles Gand / A - Point de chute / B - Capital(e) / C - perdu dans la traduction
17. Nakuenda

 

Un clip extrait de cet album :

 

 


Partager cet article
Repost0