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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:50


Matthew Herbert, pianiste classique de formation, est considéré aujourd'hui comme un inventeur musical, un sampleur fou, un des musiciens les plus novateurs qui arpentent les scènes mondiales. Mais il a aussi bonne réputation en tant que producteur et remixer, on l'a vu retravailler notamment des compositions de Gainsbourg, Björk ou encore John Cale.

La musique de Matthew Herbert puise dans le quotidien pour se nourrir : sur son album "Around The House" on retrouve à peu près tous les instruments ménagers possibles (toasters, machines à laver, brosses à dents) dans la construction des pistes, et en poussant encore plus loin on peut évoquer l'album "Plat Du Jour" où se télescopent presque uniquement des bruits tirés de l'univers de l'alimentation industrielle (friteuses McDo', poulets en batteries, pommes croquées) et dont les couleurs de la pochette sont issues de colorants alimentaires. "Plat Du Jour" est un plaidoyer contre la malbouffe mais pas uniquement, à écouter donc !

On peut aussi évoquer le très délire Mathew Herbert Big Band, où entouré de 16 musiciens jazz, le créateur génial innove en utilisant des objets inhabituels (un sonar ?) : un Big Band qui publie régulièrement des albums soit dit au passage...

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace de M. Herbert.

Une vidéo de concert :


Un clip :




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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 12:44

Neconemuru-Engawa Boys Pentatotonic Punk
Sorti le 09/09/2008



Voici un album assez incroyable enregistré par quatre types complètement barrés. Si l'on parle parfois de musiques festives en évoquant des groupes du sud ou de l'ouest de la France, il faut bien reconnaître que cet adjectif colle parfaitement aux titres proposés par Neconemuru dans cette production.

Un peu comme un bonbon au melon bien chimique qui écoeure au début mais qui rend dépendant en moins de temps qu'il n'en faut pour en sortir un autre du sachet, Neconemuru accroche rapidement par son univers musical déjanté : un poil de Super Mario sans salopette, un soupçon de dub jamaïcain très diffus, quelques envolées de saturation électriques, une bonne dose de percussions poilues et un second degré pleinement assumé sont les principaux ingrédients de ce "Engawa Boys Pentatonic Punk".

Les claviers ont d'ailleurs une place prépondérante dans l'atmosphère kitch de ce punk très spécial qui nous vient du Japon : les nappes électro cheap qui déferlent sur les morceaux créent une atmosphère nippone à 100 pour 100, terriblement niaise et pourtant super addictive !

Le potentiel du groupe à faire sauter les foules dans tous les sens se ressent tout au long de l'album, et des compos comme "Dasi Culture", "Engawa De Dancehall" ou "Isono House" le prouvent avec une facilité déconcertante !

Neconemuru prouve qu'encore une fois la culture du Soleil Levant sait être différente et très agréable. Leur énergie destructrice associée à un monde décalé au possible font de leur premier album une vraie réussite...vivement un petit concert pour jumper avec des japonais jusqu'à épuisement total !

Vous voulez en savoir plus ? Consultez le Myspace de Neconemuru !

Vous aimez ce groupe ? Alors jetez une oreille aux Fishmans, Likkle Mai ou encore à Kenji Suzuki aka Kenji Jammer !

Deux clips complètement géniaux de Neconemuru :



Un extrait de concert pour comprendre le phénomène :



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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 13:18



Kenji Jammer - Quiet Rock

Sorti le 08-10-2008





Kenji Suzuki (aka Kenki Jammer) est un guitariste d’origine japonaise installé depuis quelques années à Londres, la ville du brouillard et de la gelée verte…où il a joué avec Simply Red !
Avec ‘Quiet Rock’ cet artiste propose un album instrumental inspiré par de nombreux genres musicaux : le blues, le reggae, le rock, le dub…
A quel voyage est-on convié à l’écoute de cette production ?
Vous le saurez en lisant les lignes qui suivent…

Direction les îles pour un premier morceau intitulé ‘Hawaiian morning’ à l’atmosphère pausée. Tel un marin fatigué, confortablement installé dans un hamac, un verre de rhum citron vert à la main reniflant avec délice l’odeur épicée de la maui skunky qui flotte dans l’air tiède, bercé par le ressac de l’océan, on profite avec délice de l’apaisement procuré par ce blues des atolls. L’atmosphère épurée et calme ressentie immédiatement lors du lancement de ce ‘Quiet Rock’ persiste sur les tracks suivantes, notamment avec l’irrésistible ‘33RPM’ aux teintes suaves et aériennes.
Avec ‘Drifter’ on reste du côté bluesy de la musique, le rythme est un poil plus rapide, les sonorités wa-wa sont indémodables et de légers effets électroniques viennent donner un aspect légèrement trip hop à cet ensemble musical toujours aussi perché. Ce qui lance en orbite la composition suivante, très dub avec sa basse à contretemps, ses samples roots et son mélodica à la cool. Une ambiance qui file d’Hawaii à la Jamaïque avec naturel, voilà qui saura en intriguer plus d’un !
‘Flame On Candles’ propose de reposer un peu plus sa tête sur l’oreiller musical qu’est en train de devenir ce ‘Quiet Rock’ : bpm à 2 kilomètres heures, lyrisme doux à la guitare et mélodie simple sont les ingrédients de cette ballade intemporelle. Qu’il est bon d’entendre les cordes grincer légèrement sous les doigts de Kenji Jammer !!! Surtout en prélude de la compo’ suivante, qui rappelle la Louisiane et sa musique chaude !!!
Retour au dub avec ‘Fever’ : un dub puissant, aux skank affirmé, qui confirme le talent qu’ont les japonais pour (re)produire la musique jamaïcaine. Cette piste là est excellente, comme le reste de l’album d’ailleurs, et autorise nos yeux à s’entrouvrir doucement après la vague de berceuses mémorable qu’il nous a été donné de découvrir jusque là.

Les trois dernières pistes résument à elles seules ce melting pot musical concocté par Kenji Suzuki dans cet album : un bon gros blues électrique à la Popa Chubby, un rock psyché très 70’s, puis pour se dire au revoir un subtil mélange de musique acoustique du delta, de reggae et de pop électro…

‘Quiet Rock’ est au final un superbe album, plutôt calme, plein de guitares acoustiques et électriques, de mélodica, de machines, de l’esprit des îles d’où qu’elles soient, et il délivre une musique aux propriétés relaxantes indéniables.

Vous voulez en savoir plus ? Voici le lien vers le myspace de Kenji : Myspace's link

Si vous voulez écouter ou acheter cet album je vous conseille d'aller sur le site de HMV Japon, vous trouverez le lien dans la rubrique Liens (comme c'est étonnant) sur le côté droit de cet article !!:!

Tracklist
1. Hawaiian morning
2. One sunny day
3. 33RPM
4. Drifter
5. Free world
6. Flame on Candles
7. I came far if i thought
8. Fever
9. Jam 76
10. Expanding Consciousness
11. Full moon waltz

Kenji dans sa piaule :

 


 
Kenji en live :

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 02:13







The December Sound - The Silver Album
Sorti le 02-02-2009 -


Aux frontières du shoegaze, du psyché, de la pop et du rock arrive le premier album d’un groupe dont on devrait entendre parler encore longtemps.
Articulé autour de Zach Sarzana (ami du Brian Jonestown Massacre) le quatuor de The December Sound balance un ensemble de compositions brillantes qui voient se télescoper des mélodies simples et efficaces avec des saturations lourdes pour une sorte de revival des Jesus & Mary Chain (Rock Noisy-UK/Scotland) , en plus barré.
La recette shoegaze est là avec un mur sonore bien crado et narcotique (le superbe Never qui ouvre l’album), tandis que les voix s’envolent tels des anges sous éther se baladant de nuage en nuage. On pense alors, lors de l’écoute de Reminder notamment, à certains morceaux de « Takk » de Sigur Ros, album sous estimé au demeurant où l’énorme Glosoli connaît une montée comparable à celles plus reconnues de My Bloody Valentine…
Le reste est à l’avenant, impossible de ne pas accrocher à ces sonorités un peu folles qui scotchent autant par leur puissance de feu que par la justesse de leur construction : les effets se bousculent, les nappes sont de plus en plus enivrantes, l’énergie reste palpable à chaque coin de note prête à nous déchirer les tympans à la moindre faute d’inattention.
Tant de maturité pour un premier album ne doit surtout pas passer inaperçue !!!

Leur myspace est ici (follow the link) pour en savoir plus !

S vous aimez The December Sound vous aimerez également The Raveonettes (Pop Noisy-Danemark) , Pluramon (Electro/Indie rock-Allemagne) , ou encore The Black Angels (Rock psyché-USA) !!!

Un live :



Un autre live :


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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 11:10



Ah le JIM en plein été, avec son chapiteau, ses bénévoles, ses concerts d'anthologie, et la fraîcheur de ses arènes !
S'il est un festival de jazz qu'il ne faut pas rater en été il s'agit bien sûr de celui de Marciac, cette petite commune gersoise où il fait bon vivre.

Le festival off permet de profiter gratuitement d'artistes confirmés pendant la journée alors que la nuit venue, après avoir dégusté fois gras, magrets, confits, le tout accompagné d'un petit floc du coin, il faudra se diriger vers ce grand chapiteau où entrent en scène les grand(e)s du jazz, du blues, des musiques latines !!!

Les journées peuvent s'agrémenter à l'occasion de ballades sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, de farniente au bord du lac, où de shopping baba cool auprès des itinérants qui se posent à Marciac pendant toute la durée du festival.

Il y a même le cinéma qui projette des films ou des documentaires sur le jazz et ses cultures parallèles.

Cette année ça se bouscule encore au portillon puisque l'on pourra venir admirer entre autres Sonny Rollins, Jacky Terrasson, Charles Lloyd, Russell Malone, Joshua Redman, Monty Alexander ou la superbe Omara Portuondo...

Vous voulez en savoir plus alors rendez vous sur le site officiel du JIM.

Ahmad Jamal à Marciac :


Diane Reeves inna Marciac :


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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:44




Junior Cony s'est fait connaître pour son côté underground de la scène punk-rock française. Et oui, ce monsieur amoureux des machines et des platines a commencé à laisser son empreinte avec les Béruriers Noirs, Ludwig Von 88, mais également avec Sergent Garcia.

En solo la carrière de Junior Cony s'est orientée vers la Jamaïque et le son dub. Contrairement à des groupes plus récents comme High Tone ou Improvisators Dub ce bidouilleur sonore compose du dub dans la plus pure tradition des années 70 et 80. Lors des sessions 'live' on le retrouve sur scène accompagné de deux toasters bien planants : Shanti D et Mister Irie.

Avec son album intitulé "Junior Cony : At The Government Shop" il a même laissé toute une génération d'amateurs de musiques roots sur les fesses. La recette old school sonne toujours aussi bien aujourd'hui, les grosses basses répondent aux lyrics conscients pour aboutir à une suite de titres excellents.

Vous aimez Junior Cony alors vous kifferez aussi Jah Shaka, Dub Syndicate ou encore  Maccafat !

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Un extrait de concert :


Un morceau du dernier album :



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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 17:06



Flox raconte son cheminement sur son myspace, la parole est à l'artiste :

"Né à Londres il y a quelques années... Arrivé à Paris à l'âge de 11 ans. Commence à jouer de la batterie à l'âge de 12 ans. S'ennuyait à l'école jusqu'à l'âge de 17 ans. Resta 5 ans à l'école supérieure Estienne. Cela nous amène à l'âge de 23 ans. Jusque là j'avais joué dans divers groupes punk/hardcore mais également dans un groupe de reggae. Trouve un boulot dans une entreprise d'informatique après ses études. Travaille là quelques années en n'abandonnant jamais la musique et le plaisir qu'elle procure. Mène également une batucada.  Quand le groupe s'arrête (en 2003) j'ai pensé à réaliser mon premier album avec quelques morceaux que j'avais gardés dans ma manche ! L'album a été enregistré par underdog records trois années plus tard. La chanson what's it gonna take tournait même sur Nova avant l'existence du groupe ! Le fait est que j'ai joué tous les instruments durant l'enregistrement, ce qui est sympa, mais qu'une fois sur scène j'ai besoin de quelques amis musiciens pour me filer un coup de main. On a donc crée le groupe en un mois. Ça n'a pas toujours bien sonné au début, mais maintenant avec la sortie de l'album The Words on est prêt à blaster le public ! J'espère que vous aimez..."

Si vous aimez Flox vous aimerez également Fat Freddy's Drop, Rootz Underground, ou encore Zion Train !

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Quelques vidéos ci-dessous :



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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 11:20



Jackie Mittoo est né en 1948 dans la ville de Kingston en Jamaïque. Dès l'âge de 14 ans il devient pianiste professionnel, il se produit alors avec ses deux groupes du moment The Sheiks et The Rivals.

C'est à cette période qu'il rencontre Clement 'Coxsone' Dodd qui l'invite à jouer lors de sessions d'enregistrement pour le grand Studio One. Peu de temps après quelques musiciens issus de ce studio décident de fonder un groupe qui entrera dans la légende : The Skatalites. Jackie Mittoo est l'un des membres fondateurs des Skatalites à l'âge de 15 ans seulement. Il y côtoie entre autre Lloyd Brevett (basse), Don Drummond (trombone) ou Tommy McCook (saxophone).

Entre 1964 et 1965 les Skatalites deviennent le groupe n°1 en Jamaïque, ils jouent aussi en backing pour de nombreux autres artistes. En 1965 le groupe se sépare une première fois et Mittoo reste clavieriste pour le groupe The Soul Brothers, il joue également pour la majorité des artistes qui se produisent au Studio One.

La liste des musiciens avec lesquels il sera amené à collaborer est impressionnante. Jusqu'à sa mort en 1990 à Toronto il a joué et produit Ken Boothe, Alton Ellis, Delroy Wilson, Marcia Griffiths, Sugar Minott, Prince Jazzbo, Freddie McGregor et Bunny Wailer...

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Si vous aimez Jackie Mittoo vous aimerez également Rico Rodriguez, Jah Thomas ou encore Zap Pow !

Vidéos :



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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 10:53




Funki Porcini, anglais d'origine, quitte la perfide Albion à l'âge de 19 ans. Il fuit Londres pour Los Angeles où il débarque avec 300 dollars en poche, qu'il utilise en un week end à base de consommation de burgers et de cocktails.
Anfin de gagner quelque argent il travaille en bas de l'échelle comme employé dans un magasin de Westwood où il garnit les rayons et se voit confier des travaux ingrats.

Après avoir économisé assez d'argent il part à San Francisco où il achète un saxophone. La scène underground musicale très vivante de cette ville cosmopolite lui donne un premier terrain d'expérimentation très large. Tellement large d'ailleurs qu'il assure lui même que la grande majorité des compositions qu'il crée à cette époque sont aujourd'hui impossibles à écouter tant elles sont barrées.

Funki Porcini bouge ensuite à New York avec quelques amis Australiens, retourne en Angleterre où il ne se sent  vraiment pas bien, transite par l'Allemagne et finit par poser ses valises en Italie où il restera finalement 10 années comme compositeur musical pour des série tv mais également pour des longs métrages.

C'est alors qu'il rentre en contact avec le label indépendant Ninja Tune. Il décide de se poser à nouveau en Angleterre, dans le studio The Uterus Goldmine d'où il sortira un premier album intitulé "Hed Phone Sex". Déjà la marque de fabrique de Funki Porcini est bien présente, l'album s'adresse bien plus à ceux qui squattent sous la couette qu'à ceux qui dansent dans les clubs...

S'ensuivront plusieurs enregistrement, toujours sur le label Ninja Tune, jusqu'en 2002 et le cultissime Fast Asleep (dont la pochette orne cet article) qui sera vendu en édition spéciale avec un dvd de vidéos faites maison qui illustrent à merveille les mélodies planantes de Funki Porcini.

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Voici quelques extraits des clips tirés de Fast Asleep :



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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 09:59


Le duo de Crystal Castles est composé de Ethan Kath et Alice Glass.
C'est en 2005 que débute l'aventure avec l'enregistrement de cinq compositions, qui attitreront l'oeil de plusieurs labels après leur mise à disposition sur la toile virtuelle du net.

En 2006 sort le premier EP intitulé Alice Practice qui donne le ton des futures productions de Crystal Castles : synthés très old schools, sons dignes de la gameboy triturés dans tous les sens, voix perturbées et boîtes à rythme froidement binaires...le côté très décalé du duo canadien plaît énormément ou intrigue, mais ne laisse personne indifférent.

Deux ans plus tard sort un album éponyme sur le label Last Gang Records qui appuie encore un peu plus la démarche très décalée et très minimaliste du groupe. On a souvent l'impression d'écouter une programmation issue d'un jeu 8-bit sur Atari ou Amiga.

Mais si Crystal Castles fait parler de lui par sa musique et son identité rapidement palpable, les soucis apparaissent eux aussi lorsque d'autres artistes (musiciens, peintres) signalent l'utilisation par le groupe de samples ou d'artworks sans jamais les avoir déclarés ou sans avoir jamais demandé l'autorisation à leurs auteurs originaux...

Crystal Castles est devenu aujourd'hui l'un des groupes les plus en vogue de la scène électronique. Leur comportement trash, leur univers complètement fantastique, leur musique étrange : tout est tellement particulier chez eux que ces canadiens un peu barjots emportent tout sur leur passage.

Vous pourrez découvrir le groupe cet été notamment au Dour Festival le 19 juillet, à Amsterdam la veille et le 14 août au Beatday Festival de Copenhague.

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Un clip et un extrait de live 'sous acide' ci-dessous :



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