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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:11

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Titre : Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste

Genre : RPG (jeu de rôle)

Testé sur : PS3

Sortie : 01.02.2013

Développeur : Level 5

Editeur : Namco Bandai

 

 

PRESENTATION

 

Attendu, et présenté, comme le sauveur du RPG made in Japan ce Ni No Kuni n'est autre que le bébé issu de la collaboration entre un développeur réputé pour la qualité de ses derniers titres sur console de salon ou sur portable (Level 5) et le studio d'animation Ghibli à qui l'on doit notamment l'anime Princesse Mononoke.

Il arrive après une version DS remarquée, mais malheureusement sortie uniquement au Japon, et s'appuie sur la même trame, les mêmes mécanismes, le côté tactile en moins.

Ni No Kuni a pour ambition de plonger les joueurs dans un univers féerique où un petit garçon voyage entre un monde onirique et la réalité afin de sauver sa défunte maman.

Peuplé de créatures loufoques, de protagonistes attachants, le jeu mise avant tout sur le dépaysement et la poésie afin de nous séduire. 

A mi-chemin entre un Pokemon et un Final Fantasy (il associe capture de familiers et combats en semi temps réel) ce Ni No Kuni est-il la perle tant attendue ? 

 

LE POSITIF

 

- Les graphismes : une franche réussite technique qui montre que la PS3 est une console de haut vol. Le cel-shading (rendu dessin animé) offre des environnements magnifiques aux couleurs enchanteresses, ce qui permet des transitions logiques avec des cinématiques d'animation assurée par l'un des meilleurs studios du moment. C'est beau, coloré, fluide : bref on en redemande.

- La musique : bien qu'un peu redondants les thèmes musicaux de Ni No Kuni tapent tout de même dans le haut du panier. Tour à tour mélancolique, enthousiasmante, rigolote, la bande originale de ce jeu mérite franchement le détour. On pense aux grands classiques du rpg (Final Fantasy, et oui encore)  mais aussi parfois au cinéma et aux envolées lyriques de La Guerre des Étoiles. La classe à tous les étages.

- Le sens de la finition : les menus, les cartes, l'inventaire : tout est lisible, clair, et précis. On navigue avec bonheur dans l'interface du jeu qui bénéficie d'une lisibilité digne des plus grands. La localisation en français est excellente, la vostfr parfaite... Décidément quand les japonais y mettent les moyens leurs productions se révèlent accessibles et pointues : RAS.

- La durée de vie : en faisant l'aventure en ligne droite le joueur lambda pourra compter sur une quarantaines d'heures ce qui est déjà très correct. Mais si l'on s'amuse à faire évoluer tous ses familiers au maximum tout en jouant à fond la carte des quêtes annexes, alors on peut raisonnablement multiplier ces quarante heures par trois !

- Le scénario : plutôt convenu, même si touchant, au premier abord le titre évolue au fil des heures pour nous offrir une histoire très attachante. On replonge dans l'enfance, avec cet optimisme naïf face aux difficultés et à la cruauté de certains moments de notre existence. Une chouette aventure donc, pour un dessin animé que l'on prend plaisir à découvrir une fois le pad en main. Un petit bémol tout de même : les puristes du jeu de rôle à l'occidentale trouveront certainement tout ceci beaucoup trop édulcoré pour prendre leur pied.

- L'animation : au même titre que les graphismes elle est quasi parfaite. Le mot qui revient encore une fois est la fluidité : tout coule de source sans anicroche. Chapeau bas !

 

LE NÉGATIF

 

- Le système de combat : trop brouillon pour être satisfaisant. On dirige principalement les familiers et leurs maîtres sur de petites zones ouvertes où l'on combat en incantant des magies ou attaques via un menu. Les règles des affinités (terre, électricité, feu, eau, lumière, ténèbres) impliquent un peu de stratégie. C'est très classique mais surtout terriblement redondant.Et puis il y a cette IA des coéquipiers qui frise le lamentable. Si l'on peut donner des directives (improvisation, soutien, attaque ; attaquer l'ennemi le plus faible, attaquer le même ennemi que le capitaine) et que les partenaires les appliquent tant bien que mal, la propension à gaspiller les PM (magie) est hallucinante. On se prend à pester contre cette bêtise crasse de nous adjoindre deux "idiots" tout au long de l'aventure.

- La durée de vie gonflée artificiellement : préparez vous à faire un nombre incalculable d'allers et retours inutiles. Si quelques uns servent la trame scénaristique, l'immense majorité d'entre eux est quant à elle superflue. Retourner sur ses pas pour trouver une potion qu'il faut ramener, pour ensuite repartir confirmer que la livraison à bien eu lieu : voilà qui est énervant. Les quêtes secondaires sont nombreuses, et autorisent ainsi le level-up, mais sont d'un ennui terrible. Et il y a pire que ça : l'évolution des familiers. Arrivé à un certain niveau ils peuvent évoluer vers une autre forme si on leur fait manger la gemme adéquate. Tout va bien jusque là. C'est alors qu'on se rend compte qu'à chaque évolution (permettant d'apprendre des sorts plus nombreux et plus puissants) le familier retombe au niveau 1 ! Imaginez donc le temps qu'il vous faudra pour remonter tous vos familiers jusqu'au niveau de la zone qui vous a permis d'évoluer... En sachant qu'il y a deux évolutions possibles par familier, et que l'on peut en croiser plus de deux cents. A moins d'être un amoureux du farming et du level-up on ne peut être que consterné par cette mécanique de jeu...pour ne finalement garder auprès de soi que les premiers familiers rencontrés.

-Le manque de charisme des méchants : ces derniers n'apparaissent que trop peu au fil du déroulement des aventures. En plus de ça ils ne sont pas très développés psychologiquement (contrairement aux protagonistes), même s'ils s'apparentent clairement à ceux créés pour les films d'animation de Ghibli. Un peu déçu donc, car on s'attend à les voir prendre une ampleur qui n'arrive jamais.

-Le rythme trop langoureux : c'est dommage de voir qu'on applaudit des deux mains quand un climax pointe le bout de son nez, mais que finalement ils sont très peu nombreux, et peinent à arriver. L'attente parait souvent très (trop?) longue avant de pouvoir bénéficier de sensations plus énergisantes. A titre personnel je me suis même retrouvé à me dire au bout de 30 heures que le jeu n'avait pas vraiment démarré, alors que si le jeu était déjà bien entamé. On ferait bien un petit somme devant Ni No Kuni par moment, et ça c'est juste impardonnable pour un rpg qui se veut être le porte étendard d'une génération.

- Le système de craft loupé : dans Ni No Kuni on peut mélanger des ingrédients, des objets, des gemmes, afin d'élaborer des potions ou des artefacts plus puissants. Pour ce faire il faut collecter des recettes, lire le grimoire, ou tenter sa chance aléatoirement. Oubliez la dernière, ça n'est que perte de temps (les artefacts restent heureusement dans l'inventaire si le mélange échoue). Par contre les formules que vous lisez dans le grimoire ne sont pas notées comme acquises : il faut donc revenir en permanence lire dans le grimoire pour se souvenir des composants adéquats pour la réalisation d'un objet. C'est très pénible, énervant même, dommage dès lors de ne pas avoir joint un grimoire papier avec le jeu...

 

AU FINAL

 

Très difficile de rendre un verdict pour Ni No Kuni sur PS3. C'est un peu comme si on vous vendait une jolie maison de campagne, mais qu'au bout de peu de temps vous vous rendiez compte que la tuyauterie est bouchée, que l'humidité dégouline le long des murs, et que le mauvaises herbes ont envahi le jardin. Pourtant en apparence tout était magnifique, et le chant des oiseaux vous ferait presque avaler la pilule.

L'enrobage frôle la perfection, quand le contenu déçoit par son manque de finition : un jeu de console portable transposé sur console de salon doit bénéficier d'améliorations majeures, autres que le seul graphisme, pour pouvoir s'imposer pleinement. Ça n'est pas le cas ici.

Certes les plus patients, les amoureux de l'onirisme, en ont pour leur argent. Mais tous les autres passeront très rapidement leur chemin.

Un peu comme pour FFXIII la question qui reviendra souvent pourra être : tout ça pour ça ?

 

UNE NOTE ?

 

13/20 

 

DES IMAGES

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3-ps3-13298.jpgAu coeur du désert j'ai cru voir un Psykokwak

 

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3--copie-1.jpgUn des meilleurs moments du jeu : le monde des fées

 

 

ni-no-kuni-wrath-of-the-white-witch-playstation-3--copie-2.jpgUn des premiers donjons du jeu : comment c'est beau !

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:09

 

Spec-Ops-The-Line-JPN-PS3-MOEMOE.jpg

 

Titre : SPEC OPS : THE LINE

Genre : TPS

Testé sur : PS3

Sortie : 29.06.2012

Développeur : Yager

Editeur : 2K Games

 

 

 

 

PRESENTATION

 

Le TPS : un genre bien représenté avec les Vanquish, Gears Of War, ou autre Uncharted.

Il y a de ça presque un an un jeu est arrivé dans une indifférence quasi générale, où quand les joueurs s'attendent à un énième third person shooter sans identité...

Pourtant le majorité des avis issus de la presse ont reconnu que la création originale du studio Yager bénéficiait d'une réalisation somme toute plus que correcte, et surtout d'un univers plus fouillé (plus mûr également) que bon nombre de productions estampillées AAA.

Tout se déroule dans une ville de Dubaï ensevelie sous le sable, alors que le 33ème de l'armée US doit s'occuper d'extraire les civils mais que tout semble avoir dérapé. On incarne le soldat Martin Walker, de retour de Kaboul, leader de la Delta Force chargée par le commandement d'aller voir ce qui se passe dans ce désert urbain. Accompagné par deux fidèles compagnons (Lugo & Adams) Walker va plonger en plein cauchemar.

 

LE POSITIF

 

- La B.O : mes tympans ne s'en remettent toujours pas. En plus de proposer une vostfr de très bonne facture, des bruitages réalistes, le titre de Yager se permet d'inclure des musiques vraiment extraordinaires pour un "simple" jeu vidéo. Jimi Hendrix, The Black Angels, Deep Purple, Mogwai, Bjork pour ne citer qu'eux : c'est du très lourd, surtout que les thèmes collent parfaitement à l'atmosphère militaro-apocalyptique du jeu.

- Les graphismes : l'Unreal Engine a été utilisé par de nombreux studios avec plus ou moins de succès. Ici les jeux de lumières sont superbes, les textures ne s'affichent pas avec trop de retard, les particules de poussière volent en toute quiétude, et on a droit à  une ville de Dubaï sous le sable totalement réaliste. Pas grand chose à redire si ce n'est au niveau de certaines textures un peu limites, auxquelles les joueurs de cette génération de console sont maintenant habitués.

- Le scénario : on peste parfois devant la bêtise de certains jeux d'action, surtout lorsque on est en présence de militaires prêts à en découdre. Ici tout n'est pas aussi manichéen que chez bon nombre de concurrents. La guerre y est présentée dans toute sa brutalité, son horreur. Pas de frappe chirurgicale mais plutôt des cas de conscience pour des personnages fort bien développés : certains passages sont dignes d'un bon film, et qui dit bon film dit bon scénario.

- Le gameplay : pas de quoi sauter au plafond, mais pas de quoi se plaindre non plus. Ce Spec Ops reste dans la lignée des jeux de shoot à la troisième personne avec un système de couverture efficace, des alliés qui ne sont pas des truffes, des armes dont le recul pourra en surprendre plus d'un, et la possibilité de donner quelques ordres (tir de couverture, élimination) à ses coéquipiers. Pas mal du tout au final.

- La durée de vie : comptez entre 7 heures et 9 heures de jeu pour le solo. Le rythme est assez soutenu pour qu'on ne s'ennuie pas, certains passages sont assez difficiles, d'autres sont difficilement supportables (la guerre quoi). Ceux qui veulent trouver tous les indices afin de comprendre tous les rouages du scénario seront plus proches des neuf heures de jeu, ce qui est amplement suffisant pour couvrir les évènements tragiques de Spec Ops : The Line.

 

 

LE NÉGATIF

 

- L'IA ennemie : si elle est du genre à ne pas vous laisser en paix, elle n'en reste pas moins assez stupide. Les soldats restent souvent à couvert  sur le même spot, ils se retrouvent aussi devant vous sans tirer assez régulièrement. Heureusement de temps à autres certaines unités donnent plus de fil à retordre. Leur nombre est finalement leur plus grande force.

- Le multi : trop classique et pas assez fréquenté pour présenter une réelle alternative au solo. Le multi est bel et bien là, mais c'est vraiment pour remplir le cahier des charges.

 

 

 

AU FINAL

 

 

Disponible dans toutes les boutiques pour une bouchée de pain SPEC OPS : THE LINE est un jeu de tir à la troisième personne de très grande qualité. Du fait de son approche traumatisante de la guerre et du caractère très fouillé de la psychologie de ses protagonistes, le jeu ne s'adresse certes pas à tous les publics. On le conseillera plutôt aux joueurs confirmés, amateurs de films comme Full Metal Jacket ou Apocalypse Now, qui seront aux anges s'ils plongent dans cette vision un peu futuriste d'une descente aux enfers façon militaire à la conscience tiraillée.

Ceux qui s'attendent à un blockbuster façon CoD seront certainement déçus, alors que le jeu sera carrément déconseillé aux âmes sensibles ou aux joueurs trop jeunes.

En tant que trentenaire routard du JV, fan de rock psychédélique, grand lecteur de romans SF, cinéphile j'ai pour ma part été comblé, et très agréablement surpris.

 

UNE NOTE ?

 

15/20

 

DES IMAGES

 

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Des hommes face à leurs consciences...

 

 

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La technique du Haut Couteau !

 

 

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Le phosphore blanc fait des ravages

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:46

jaquette-tomb-raider-playstation-3-ps3-cover-avant-g-135101.jpg

 

Titre : Tomb Raider

Genre : Aventure

Testé sur : PS3

Sortie : 05.03.2013

Développeur : Crystal Dynamics

Editeur : Square Enix

 

 

PRESENTATION

 

Lara Croft !

Rien qu’à l’évocation de ce nom les joueurs vibrent, tremblent, jubilent, s’angoissent.

Cela fait un bail maintenant que l’aventurière arpente les différentes générations de consoles (et d’ordinateurs de salon) pour des résultats plus ou moins satisfaisants. La reine du genre aventure aura tout autant séduit que déçu ses nombreux fans lors de ses aventures. L’héroïne ultra populaire a même vu un concurrent de poids s’installer dans les chaumières puisque Nathan Drake (Uncharted) est venu marcher sur ses plateformes, et Dieu sait qu’elle n’est pas si plate notre Lara…

Le reboot de la série débarque donc en ce début d’année 2013 pour un épisode qui nous fait vivre les débuts des aventures de la jeune héritière Croft. Plus sombre, plus mûr, plus action : le studio de développement a puisé chez les concurrents (Uncharted, Far cry, Metroid, Castlevania : LoS) et dans le meilleur des productions précédentes pour nous offrir un blockbuster digne de ce nom.

 

LE POSITIF

 

- Les graphismes : attention les yeux. Tomb Raider est une vraie réussite visuelle tant au niveau des textures, du level design, de l’animation, qu’au niveau des cinématiques. Chaque environnement est séduisant, la carte est vaste et procure une vraie immersion.

- L’ambiance sonore : que ce soit lors des tempêtes, de la chasse dans la jungle, de l’exploration dans des grottes tout est impeccable. On entend les animaux, le vent, la pluie comme si on y était. Les doublages sont convaincants et l’on a même le luxe de pouvoir choisir son langage audio ainsi que celui des sous-titres.

- L’armement : il est customisable, et jubilatoire. Assez restreint finalement il n’en reste pas moins très efficace et assez varié pour résoudre certaines scènes de manière plus ou moins subtile. Le pompe, le fusil d'assaut, le pistolet, le piolet et l’arc forment l’équipement parfait pour une Lara plus active que jamais.

- L’équilibre action/aventure : le titre de Crystal Dynamics est vraiment plus énergique que les opus précédents. Cependant les amoureux d’exploration pourront toujours se déplacer rapidement à leurs divers campements afin de visiter intégralement les différentes zones qui composent le jeu. Ils en retireront de l’expérience supplémentaire, des pièces d’armement rares, ou plus simplement des matières premières qui servent à modifier l’équipement.

- Lara Croft : le personnage de Lara est attachant à plus d’un titre. Cette jeune femme va connaitre une aventure hors du commun. Face à des situations dramatiques elle devra faire preuve de courage, d’abnégation, d’inventivité, mai aussi de violence et de bestialité, afin de survire. Le joueur grandit avec Lara, et ça c’est fort dans un jeu vidéo.

- La durée de vie : ils sont nombreux les titres AAA à nous proposer des durées inférieures à 6 heures. Et bien ici comptez entre 9 heures et 10 heures pour faire le tour du solo en ne fouillant pas les zones à 100%. On peut y ajouter un multi sympathique, très classique, qui permettra de s’amuser malgré quelques faiblesses.

- L’IA : les ennemis se mettent à couvert, se cachent, chargent. Ils sont plutôt dynamiques, assez agressifs. C’est du tout bon pour avoir envie de les castagner !

 

 

LE NÉGATIF

 

- Les Q(uick) T(ime) E(vent) : s’ils ne sont pas très nombreux ils n’apportent pas grand-chose au gameplay. Très basiques, ces séquences restent toutefois assez rares et c’est tant mieux.

 

 

AU FINAL

 

Quand on a entendu parler d’un énième Tomb Raider on ne pouvait qu’être méfiant tant certains épisodes ont été des désillusions, et ce malgré tout plein de signes encourageants. Les mauvaises langues l’auront dans l’os puisque Tomb Raider est une réussite à tous les niveaux. Avec une production aussi réussie les gars de Crystal Dynamics dépassent leurs concurrents actuels et posent ainsi les fondamentaux des jeux du genre action/aventure du futur. Beau, fluide, prenant, nerveux et adulte, voici donc l’un des jeux qui viennent prouver que le jeu vidéo sait être autre chose qu’un bête divertissement. Une des franches réussites de ce début d’année 2013, tout simplement.

 

UNE NOTE ?

 

17/20

 

DES IMAGES

 

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De quoi faire (un peu) travailler ses neurones

 

tomb-raider-playstation-3-ps3-31563-1362411369-152.jpg

L'arc est décidément à la mode par les temps qui courrent !

 

tomb-raider-playstation-3-ps3-31563-1362411369-120.jpg

Le charme du Tyrol ?

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:45

jaquette-crysis-3-playstation-3-ps3-cover-avant-g-136136745

 

Titre : Crysis 3

Genre : FPS

Testé sur : PS3

Sortie : 21.02.2013

Développeur : Crytek

Editeur : Electronic Arts

 

 

PRESENTATION

 

Ce troisième épisode de la série Crysis reste un First Person Shooter futuriste qui se déroule cette fois-ci dans un environnement urbain laissé à l’abandon et envahi par la nature : il s’agit de la ville de New York (qui n’est pas la capitale des USA n’en déplaise à de nombreux confrères) coupée du reste du monde par un dôme géant déposé par le C.E.L.L.

En 2047 Prophet, un soldat increvable, est libéré de sa longue captivité en stase par un ancien compagnon dénommé Psycho. L’avantage de Prophet (et de Psycho dans les aventures précédentes) est une armure à la technologie étonnante puisqu’elle permet d’analyser le champ de bataille, de se camoufler, de résister aux balles, sur de courtes périodes (renouvelables à l’infini ceci dit). Avec son armure, son arc, et ses capacités surhumaines Prophet va-t-il arriver à mettre le C.E.L.L à genoux ?

Un scénario au suspense insoutenable digne des plus grands blockbusters américains où l’on sait l’importance qu’accordent les producteurs à une histoire bien écrite, à des protagonistes très profonds, à des sujets complexes…à moins que ce ne soit strictement l’inverse ?

 

LE POSITIF

 

- Les graphismes : indéniablement Crytec sait faire des jolis jeux. Les textures sont superbes, les jeux de lumière également. On notera une jungle urbaine superbement réalisée et des animations convaincantes. Pas forcément la claque ultime comme l’annonçait le studio mais un très beau jeu quand même. (Sur PC, avec une bécane de la mort, le jeu est magnifique).

- Le camouflage : l’une des nouveautés de cet épisode c’est le camouflage qui autorise des déplacements en toute furtivité. Super sympa, bien qu’abusé, il autorise le joueur à se sentir quasi invulnérable : ce sentiment de toute puissance est plutôt agréable.

- L’arc : encore une nouveauté (façon Turok tout de même) agréable. Cette arme rétro futuriste donne des sensations grisantes. Une sorte de sniper silencieux ultime très agréable à l’usage.

- Le gameplay : très classique mais très efficace. On connait les touches par cœur, tout répond au doigt et à l’œil. Pas grand-chose à reprocher, mais pas de quoi s’extasier non plus.

 

LE NÉGATIF

 

- Le framerate : sur consoles le framerate doit tourner autour de 30 images par secondes ce qui est la limite basse acceptable. Si on y ajoute des chutes récurrentes on ne peut être que déçu par cet effet poudre aux yeux : certes c’est beau, mais ça rame un max !

- Le scénario : difficile de parler du vide. Crysis 3 reste sur les sentiers de ses prédécesseurs tout en évitant de creuser là où ça pourrait devenir intéressant. Finalement on doit se contenter d’un personnage bodybuildé évoluant dans un scénario trop restreint pour tenir sur un ticket de tram. Un timbre à la rigueur…   

- La VO ou la VF : un sujet qui revient encore une fois. La VF reste honorable cette fois-ci mais les puristes pesteront encore puisqu’ils n’ont pas le choix entre VOSTFR et VF.

- La durée de vie : comptez entre 5h00 et 6h00 de jeu pour terminer la campagne solo. C’est très court pour un titre vendu au prix fort. Le multi est tellement limité qu’il ne donne pas vraiment de valeur ajoutée à ce Crysis 3.

- L’IA des ennemis : Oh mon Dieu ! Les ennemis que vous affrontez sont d’une bêtise rare : il suffit d’en abattre un pour que tous rappliquent un par un pour se faire dégommer. Triste et énervant.

 

AU FINAL

 

Ce Crysis 3 continue de faire chuter la licence. Si le premier Crysis séduisait par son enrobage et par sa liberté d’action, ses suites n’ont fait que reprendre la recette en réduisant le plaisir à peau de chagrin. Jouer à Crysis 3 c’est un peu comme si on allait dans un restaurant superbe, avec un personnel agréable mais un peu simplet, où l’on vous servirait un burger surgelé et une poêlée de légumes en conserve, le tout pour une addition plus que salée.

Le titre de Crytec n’est finalement qu’une très courte démo technique illustrant ce que sont capables de faire des PS3 et des XB360 en fin de vie. C’est beau mais tellement instable, tellement insipide, qu’on ne peut qu’être déçu.

 

UNE NOTE ?

 

9/20 (rajoutez 2 points sur PC)

 

DES IMAGES

 

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L'homme invisible

 

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Les environnements sont réussis

 

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Dans la jungle terrible jungle

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:57

jaquette-aliens-colonial-marines-playstation-3-ps3-cover-av.jpg

 

Titre : Aliens Colonial Marines

Testé sur : PS3

Sortie : 12.02.2013

Dévelopeur : Gearbox Software

Editeur : SEGA

 

 

PRESENTATION

 

Enfin !

C’est après 6 longues (et chaotiques) années d’attente que débarque le titre qui semble capable de réconcilier la créature d’H.R.Giger avec l’univers du jeu vidéo.

Aliens Colonial Marines se déroule juste après les évènements qui ont conduit Ellen Ripley à s’éjecter dans l’espace en compagnie d’une enfant fragile mais maline (Newt) ainsi que d’un soldat qui ne na laisse pas de marbre (le solide Dwayne Hicks). Leur mission fut un désastre et les Aliens ont massacré le reste des militaires et des colons qui séjournaient sur LV-426.

Si les gars de Gearbox Software ont promis un scénario qui se situerait entre Aliens, Le Retour et Alien3, ils ont plutôt réalisé un opus inspiré par l’univers d’Alien, fidèle à tout plein de détails (ambiance sonore et visuelle, rythme, action) du deuxième film introduisant les xénomorphes.

Quelques incohérences scénaristiques l’empêchent d’être réellement le lien tant attendu entre les films James Cameron et de David Fincher.

En gros vous incarnez un soldat de l’élite des Marines qui vient en mission de sauvetage après avoir intercepté le message de détresse de Hicks. Des gros bras en pagaille, bien armés, qui viennent buter de l’extraterrestre au sang d’acide.

Du bourrin qui tache comme dans Aliens, Le Retour en somme…

 

LE POSITIF

 

- L’ambiance sonore : la musique est digne de la saga Alien, toute en finesse et en grandiloquence. Stressante quand il faut, discrète là où ça s’impose. Les bruitages sont ultra fidèles également. Que ce soit au niveau des armes comme le Pulse Rifle, ou du célèbre radar à détecteur de mouvements, il n’y a rien à redire. La VO est excellente, et la VF reste indigeste tout du long.

- Le fan service : le jeu fourmille de références à la saga sur laquelle il s’appuie. Trouver la poupée de Newt, le Facehuger mort avec lequel on tenta de piéger Ripley, la mitrailleuse de Vasquez, voilà quelques uns des plaisirs que le fan rencontrera.

- Le tout action assumé : c’est de la logique pure. Si Alien et Alien3 se prêtent à un univers survival-horror il faut bien avouer que Aliens, Le Retour tend quant à lui vers du massacre généralisé.

- Le multijoueur : les modes de jeux sont peu nombreux mais réussis, une fois le gameplay xénomorphe acquis c’est du régal.

- Les armes : pas de galère de munitions. Vous pouvez emporter toutes les armes sur vous, et les customiser en prenant du grade. Old school et bienvenu.

- Le framerate : 60 images par seconde c’est cool sur console de nos jours !

 

LE NÉGATIF

 

- Le graphisme : clairement daté, voire obsolète, le graphisme du bébé de Gearbox est indigne des productions triple A d’aujourd’hui. Les animations sont rigides, les textures sont faiblardes, bref c’est pas terrible du tout. Dommage car les premières vidéos de gameplay laissaient attendre bien mieux…

- La linéarité : si vous n’êtes pas un fan de la saga Alien vous serez certainement rebutés par la progression de l’aventure solo. Des couloirs, des aliens, des agents de la Weiland Yutani, le tout entrecoupé de cinématiques sympathiques mais moches. Assez limité à l’heure des Far Cry 3 ou de Borderlands 2.

- La VO ou la VF : encore un jeu qui ne laisse pas le choix aux gamers. A moins de configurer votre console afin de pouvoir bénéficier de la VO (excellente et sous titrée en Anglais) vous devrez vous contenter de dialogues peu inspirés, qui tombent souvent à plat la faute à des doubleurs complètement à côté de la plaque. Sur Blue Ray, et même sur dvd, on est en droit d’attendre d’avoir le choix de la langue et des sous-titres.

 

AU FINAL

 

Aliens Colonial Marines est une petite déception pour tous ceux qui l’attendaient comme le messie d’une créature qui méritait mieux que les adaptations précédentes en matière de JV. Cependant certains prendront leur pied à parcourir les tunnels infestés de monstres agressifs, surtout s’ils adhèrent à l’univers des films qui ont inspiré les développeurs. Loin d’être excellent ACM n’est pas non plus un ratage total. Il reste un jeu correct, pas vraiment fini sur certains aspects, capable d’emporter quelques joueurs bon public dans un monde hostile l’espace d’une dizaine d’heures. Les autres passeront sûrement leur chemin en ricanant.

 

 

UNE NOTE ?

 

13/20 (pour les fans)

 

9/20 (pour les autres)

 

 

ILLUSTRATIONS

 

aliens-colonial-marines-playstation-3-ps3-1360851758-055.jpg

No friendly fire !

 

aliens-colonial-marines-playstation-3-ps3-1360851758-060.jpg

Qui vole un oeuf...

 

aliens-colonial-marines-playstation-3-ps3-1360851758-068.jpg

La vie en rouge

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