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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:46

http://jahtari.org/music/images/JTRLP03_big.jpg

 

Genre : Dub Minimaliste

Année : 2010

Disponible : http://www.jahtari.org/

 

Alors là attention ! Énorme projet musical que l'on découvre à la bourre en  France mais qui doit être entendu.

Nos compères allemands de chez Jahtari (ode à l'ordinateur fétiche des années 90 reconnu pour ses sons digitaux) ont mis la barre très haut avec cette production entièrement dédicacée au peuple fumeur de weed.

On n'avait pas vu ça depuis le Temble Of Boom de Cypress Hill : stictly ganja tunes, run it selecta !

La recette est toute simple : une production réalisée à l'aide de laptops complètement vintage (Atari & Amiga) qui rendent les riddims old school au possible, un flow féminin de petit lutin enfumé et malicieux, des paroles pro-légalisation en-veux-tu-en-voilà, un sentiment de jubilation permanent qui fait bouger la tête et les pieds.

Alors pour les influences il faut lorgner du côté de Jah Shaka, Earl 16, Kenny Knots, Missill, et j'en passe.

Du très très lourd pour les tympans et un engagement pour la fumette de tous les instants.

Le message est clair : pas de drogues synthétiques, seule la ganja provoquera ces accès de méditation, ces moments de réflexion sociétale, ces barres de rire, cette euphorie permanente.

Les flics en prennent pour leur grade, les hommes politiques également, mais quand même le principal c'est de faire la fête et franchement il y a de quoi à l'écoute de cet "Ode to a carrot".

Le son de cette prod' Jahtari c'est juste une grosse boulette...d'Afghan !

On kiffe et vous devriez aussi alors pas d'hésitation foncez écouter tout ça sur leur site et achetez leur un vinyle, un cd ou même des mp3 ; ces gars et ces nenettes là le méritent vraiment.

Peace.

 

Tracklisting :

 

Roll It
Boom Shiva
Saved By A Ganja Leaf
Never Get Caught

Zeb & Scotty - Bring The Sensi
Roll That Shit

Puff The Police
Puff That Weed

I Need Weed

Ganja Ganja
Wee Rant
Jungle Of Peace

Weed Hawks
They Call It Pot
Weed Is Sweeter Than Most

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 10:30

http://cd1d.com/sites/default/files/imagecache/220x220/imageupload/image_square/169330-dub-communication-07092011-1351.jpg

 

 

 

 

 

 

Titre : Dub Communication

Genre : Dub

Artiste : Kanka

Sortie : 10/10/2011

Label : Hammerbass

 

Les murs du Bikini à Ramonville s'en souviennent encore : mais quelles étaient ces basses sourdes qui faisaient trembler des murs capables d'absorber sans fléchir des tsunamis sonores ? Il s'agissait bien d'un live set de Kanka (en prélude de King Shiloh, Dub Station#3/2009), pour une performance inoubliable à base de tracks entraînantes pleines de puissance "roots & electro". Flirtant avec la culture jamaïquaine, les sounds d'n'b, les vocalises ragga, le son de monsieur Kanka écrasait la concurrence et s'éparpillait aux quatres coins du monde.

Depuis Kanka était resté un petit peu dans l'ombre histoire de se ressourcer.

Après des explorations dubstep sour le pseudo d'Alek 6, le master of dub made in France  nous revient finalement avec un nouvel album véritablement dub sobrement intitulé dub communication.

 

A n'en pas douter Kanka s'est un peu posé pour ce nouvel opus. Si les grosses basses sont toujours de la partie, si les invités posent toujours aussi bien (Danman, Singer Blue, Zion-I) il n'en apparaît pas moins que dub communication propose une musique moins frénétique et plus mystique que lors des productions précédentes.

Comme si, alors que la mode est au tout électro, Kanka s'était décidé à revenir à des origines plus tranquilles.

L'exemple le plus frappant est la présence de superbes percussions nyabinghi sur les morceaux Do It et Fade Out (merci Bongo Ben ! ).

On notera d'ailleurs que les chanteurs n'entrent plus sur les instrus comme des guerriers affamés. On penche plus du côté des prêtres rastas distillant des litanies planantes.

Pas de crainte cependant : la production reste très haut de gamme avec des basses bien rondes, des riddims bien entêtants, une cohérence totale alors que l'album se déroule.

 

Alors on écoute, on profite, et on attend la tournée prochaine (dont vous trouverez quelques dates en prévision un peu plus loin) pour s'envoler pendant des heures en compagnie d'un grand monsieur de la planète dub.

 

Tracklisting :

 

1/ Fade In

2/ Friday's Club

3/ Rasta Children feat. Danman

4/ Zokya

5/ Dub Along

6/ We ah warrior feat. Zion-I

7/ Do It

8/ Borderline

9/ Dub is dub

10/ Golden Wings feat. Singer Blue

11/ Mafia Dub

12/ Fade Out

 

Dates (à confirmer) :

 

05.02.2012
Ax les Thermes (09) /
Festival De l'oxygène pour les oreilles /

10.02.2012
Castres (82) /
Lo Bolegason /

11.02.2012
Perpignan (66) /
Le Médiator /

17.02.2012
Paris (75) /
La Maroquinerie /

18.02.2012
Besançon (25) /
La Rodia /

25.02.2012
Gènes (IT) /
16.03.2012
Calais (62) /
Centre culturel Gérard Philippe /

31.03.2012
Chateaulin (29) /
Run Ar Puns /

05.04.2012
Toulouse (31) /
Le Bikini /

06.04.2012
Ste Croix Volvestre (09) /
Art'Cade /

27.04.2012
Grenoble (38) /
Festival Roots and Culture /

28.04.2012
Avignon (83) /
Les Passagers du Zinc /
 
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:16

http://crocnique.files.wordpress.com/2011/06/invasion-of-the-mysteron-killer-sounds.png?w=480&h=543

 

Genre : Compilation Dub Digital

Année : 06/2011

Label : Soul Jazz Records

 

On a connu, rendons grâce à Diplo, un Major Lazer venu défier les créatures de la nuit avec des munitions dancehall harcore. Franche réussite qui donna envie de voir plus de projets un peu fous éclore dans l'univers reggae-dub.

Et bien ça y est ! Et c'est le célèbre label britannique Soul Jazz Records qui s'y colle.

 

"Le Seigneur Alien Sound et ses Ravisseurs essayent de reprendre les âmes humanoïdes restées sur la planète et les Digital Defenders sont arrivés en force pour les protéger ! Les aliens se profilent à l'horizon ! Les forces centrifuges ont navigué jusqu'à Kingston, Jamaïque, terrain de bataille potentiel et un bouclier sonore permanent a été mis en place..."

C'est sur ce constat alarmant que Kevin Martin (aka The Bug) et Stuart Baker viennent détailler la structure moléculaire de ce fameux bouclier : King Jammy, Diplo, Roots Mavuva, Prince Jazzbo, South Rakkas Crew, King Tubby, et bien d'autres en sont !

Une vraie réussite donc, à ne manquer sous aucun prétexte d'autant plus que le petit plus collector est une mini bande dessinée qui met en image cette bataille sonore et galaxique sous nos tympans ébahis.

 

Tracklist
CD1
01. Steely & Clevie — Street Sweeper
02. Redrose — Now Thing
03. Roots Manuva — Doogoo Dub
04. Dave Kelly — The Return
05. Harvel 'Gadaffi' Hart — Summer Bounce
06. Max Glaser — Flatlands Dub
07. Steven 'Lenky' Marsden — Diwali
08. Matt Shadetek — Yoga Rhythm
09. Steroetyp — Alleycat
10. Da Grynch and Tippa Irie — Agony
11. Fresh Ear Productions — Hummer
12. Diplo — Diplo Rhythm
13. Mark Pritchard — Bazooka Riddim
14. Marlon Williams — Pitbull
15. Redlight — MDMA
16. The Bug — Aktion

CD2
01. Fat Eyes — Clothes Pin
02. Steven Ventura — Throw Your Hands Up
03. Sly Dunbar and Christopher Birch — Corners Boy
04. David Jahson — King of Kings
05. Fat Eyes — Steel Plate
06. South Rakkas Crew — Red Alert
07. Parara and McCoy — Them Can't Hold Yuh Girl
08. King Tubby — Fat Thing
09. World Beat — Goldmine
10. Andre 'Suku' Gray — Sign
11. Henfield and Shadowman — Babatunde
12. Firehouse Crew — No False Hair
13. Computer Paul — World Talk
14. Fat Eyes — Overdose
15. Prince Jazzbo — Great Dub
16. Kickin' Productions — What You Gonna Do
17. Pliers — I'm Your Man Dub
18. Wiz Kidz Team — In My Heart Version
19. Jammys Jam2 James — Peenie Peenie

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 17:37

http://blogspotmag.files.wordpress.com/2011/05/image-2.png

 

Artiste : David Rodigan

Genre : Reggae

Année : 29/11/2010

Label : Fabric Records

Lien commercial pour se procurer la galette !

 

Mister Rodigan, l'homme qui domine les sound clash depuis un moment, débarque dans l'institution électro Fabric afin de faire découvrir l'univers reggae/dub au plus grand nombre.

Pour ce faire ce grand collectionneur hyperactif compile des inédits old school ou modernes comme il en a l'habitude lors de ses prestations en live. Car on sait que ce Dj anglais réussit régulièrement à séduire son auditoire à grand coup de tracks éclectiques, et c'est encore le cas ici !

On croise donc du vrai dub roots avec King Tubby (Roots Of Dub), Augustus Pablo. On passe également par du new roots made in Alborosie (Kingston Town) ou des nouveaux classiques (Come Around de Collie Buddz). On n'oubliera pas non plus les incontournables dancehall (Ghetto Story) voire le remix dubstep de la ganjah tune Police In Helicopter reprise avec classe par Million Stylez.

Que du bon donc tout au long de ces 21 pistes. Les amateurs avertis seront comblés par les petites touches originales de mistah Rodigan, tout comme les novices qui seront aux anges de pouvoir mettre la main sur des standards aussi facilement.

Le reggae a le vent en poupe depuis quelques mois : avec cette compilation le label Fabric en rajoute une bonne couche pour alimenter nos derniers jours d'été de bonne musique bien roots.

Peace.

Batkill.

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 21:49

http://perso.ovh.net/~rootsandi/images/stories/yogi/takana%20zion%20rasta%20government.jpg

 

Sortie : 13/05/2011

Genre : Reggae

Label : Soulbeats

 

C'est une sensation étrange qui nous assaille lorsqu'on se plonge dans ce nouvel album de Takana Zion. On a l'impression que ça fait un moment déjà qu'on n'avait perdu sa trace...

 

Et pourtant depuis la sortie de sa première galette (Zion Prophet, 2007) ce rasta guinéen fait parler de lui par son engagement et son talent...mais principalement sur le continent africain où ses concerts connaissent un succès franc et massif.

 

Il semblerait même que Takana ait décidé de franchir un cap en allant enregistrer sur les terres jamaïcaines et non plus auprès de Manjul au Mali.

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'effectivement le changement est radical si l'on parle des arrangements : tout est plus rond, plus carré, plus pro' mais sans la magie dub-griot des débuts.

 

Une autre école donc, classique pour les fans de reggae moderne, qui permet à Takana de se poser sur des instrus enjoués. Notre artiste est toujours capable de chanter, de toaster, d'une manière roots ou dancehall en abordant des sujets sérieux. 

 

La démarche ferait presque penser à celle d'Anthony B, qui voue une admiration sans borne à Peter Tosh, tant Takana est cohérent dans ses propos : l'identité noire, l'esclavagisme, les prières rastas sont les thématiques les plus présentes sur l'album.

 

Un album trop court (10 titres c'est peu !) mais vraiment réussi, qui devrait ouvrir les portes du grand public reggae à Takana qui d'ailleurs ne chante plus en français à cette occasion.

 

La langue de Molière serait-elle un frein à l'éclosion d'un chanteur reggae de nos jours ?

 

Il n'est pas question de répondre encore à cette interrogation, on a tout le temps. Rho, et puis en fait l'écoute répétée de ce Rasta Government plein de sagesse procure tellement de joie qu'au final l'égo franchouillard on s'en tape !

 

Tracklisting :

01. Give Thanks To Jah
02. Stolen Family
03. Glory (featuring Capleton)
04. My Music
05. Rasta Government
06. Love Fire
07. Rise Up
08. Khoule
09. M’Bife
10. Three Six Clash

 

Vidéo du gros tubasse Glory :

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 14:23

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/2/6/3700173974623.jpg

 

Sortie : 28 Février 2011

Artiste : Mathew Nya Dub Band

Titre : tu sais ce que t'as à faire

 

Les beaux jours arrivent, et la musique semble se mettre au diapason avec des albums frais, novateurs, bref : réussis.

Et si vous ne savez pas quoi faire de votre temps libre laissez vous happer par le nouvel opus reggae de Mathew Nya disponible chez Mosaic Music.

Voici une jolie ribambelle de titres reggae/dub que l'on qualifiera facilement d'ethniques : ici l'Afrique, la Jamaïque et le Vietnam se croisent pour le meilleur.

D'ailleurs cet album s'inspire clairement de l'héritage des griots, les musiciens nous inititient au voyage musical et textuel capable de soustraire l'esprit aux tracas du quotidien.

Oui, tout ceci est très propice à la méditation, à la réflexion et à l'apaisement.

 

Grâce à  titres fort bien élaborés Mathew Nya et son Dub Band s'imposent facilement dans le paysage de la musique roots actuelle, surtout qu'avec de telles percu' il est impossible de ne pas s'enflammer à un moment ou à un autre.

Il est bon de noter que c'est Dennis Bovell himself qui se colle au mix dub de certains titres : la grande classe, et puis surtout une collaboration fort réussie.

 

On espère croiser le band dans tous les bons festoches roots de cet été, et puis avant de vous procurer l'album vous pouvez toujours l'écouter dans la fenêtre ci-dessous.

 

Enjoy De Vibe !

 

 

Découvrez la playlist MathewyNya Dub Band avec MATHEW NYA dub band
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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 22:42

http://media.virginmega.fr/Covers/Large/CIR/5414939078873.jpg

 

 

 

 

 

Voici un album de roots music française qui n'a rien à envier aux productions anglaises ou jamaïquaines du moment.

Maxxo déboule avec 14 nouvelles pistes qui viennent rajouter une pierre solide aux récentes sorties de qualité de ces derniers temps(on pense à Bouddha Sticks & Jah Pearl, No More Babylone...) en matière de reggae issu de notre territoire.

Le bougre a su s'entourer de beau monde (Sly & Robbie, Macka B) pour pondre une musique moderne mais roots qui s'inspire pleinement des derniers opus de Collie Buddz et des frères Marley.

Quelques titres se démarquent par leur puissance comme le très hip-hop No Secret, le dansant et old school Perfect Style, ou encore le très chaleureux Love Is In The Air.

Le timbre de Maxxo, légèrement éraillé, s'accorde bien d'un soupçon de vocoder de temps en temps sans aucune vulgarité. En plus de ça les lyrics sont pour la plupart assez conscients, ce qui permet d'apprécier un peu plus l'artiste : il écrit bien, ce qui n'est pas courant dans le reggae français d'aujourd'hui.

Seule vraie désillusion le morceau mou et cliché où Akhenaton (oui celui d'I-Am) vient poser des paroles mièvres sans aucune conviction : dommage parce que sur le papier cette collaboration avait de la gueule...

 

Pour le reste que du tout bon, les fans de basse lourde et de skank bien serré seront aux anges : For The Next Generation est un très bon album !

 

Tracklisting

1/Next Generation

2/Mother Nature

3/Father For Son -feat Akhenaton

4/No Secret

5/Moving Picture

6/Perfect Style -feat Macka B

7/Give A Chance

8/Sweet Dream Of I

9/Winner Round -feat Max Romeo

10/Me Rise -feat Patko

11/Love Is In The Air

12/U Gonna Dance -feat Yaniss Odua

13/Hurry Up Yourself

14/Living 4 Today

 

Video Live :


 

 

 

 

 


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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 15:44

http://oldies-french-anglais-italiens1.vip-blog.com/medias/0307/oldies-french-anglais-italiens1-vip-blog-com-359740Ethiopians%5B1%5D.jpg

 

 

 

 

 

On peut avancer l'année de 1965 comme celle qui vit se créer le groupe de musique roots légendaire nommé The Ethiopians. Leonard Dillon enregistre alors 4 titres pour le célèbre Clement 'Coxsone' Dodd alors qu'il vient de s'installer à Kingston après avoir quitté sa ville d'origine Port Antonio. Signe encourageant, ce sont les Wailers qui assurent le backing sur trois de ces pistes : le projet de Dillon de monter un vrai groupe vocal les intéresse fortement.

 

Après avoir rencontré Stephen Taylor et Aston 'Charlie' Morris et véritablement baptisé le groupe The Ethiopians Dillon emmène tout ce beau monde au Studio One de monsieur Coxsone pour enregistrer des titres qui feront frémir le public jamaïquain comme "Dun Ded A' Ready", "For You" ou encore "(I'm a) Free Man".

 

La musique ska et reggae (roots!) des Ethiopians traverse également les océans lors de la sortie du titre "Train To Skaville" qui se permet d'entrer dans les charts pop anglais à la 40ème place lors de l'automne 1967.

 

En 1968 le groupe enregistre le très populaire "Everything Crash" sur un riddim de Bobby Aitken & The Carib-beats puis une série de 45 tours qui feront date ("Hong Kong Flu", "Woman Capture Man", "My Testimony"). 

 

Les producteurs les plus fous et les plus talentueux travailleront avec les Ethiopians sur de nombreux projets. On répertorie des collaborations avec Lee Perry, Coxsone Dodd, Duke Reid, Joe Gibbs, Rupie Eward ou encore Sonia Pottinger: rien que ça !

 

Pourtant dès 1974 c'est un son plus dur qui commence à dominer la Jamaïque avec l'avènement des deejays et le groupe connait un vrai frein dans sa carrière. Taylor, Dillon et Morris vivent principalement de petits boulots. La mort de Taylor, renversé par un véhicule en 1975, scelle la fin des Ethiopians comme groupe actif de la scène reggae.

 

Ils laissent derrière eux une tripotée de tubes bien roots que tout le monde freudonne souvent sans même savoir à qui l'on doit ces mélodies imparables.

 

Et oui The Ethiopians est bien l'un des plus grands groupes vocaux de reggae qu'ait connu la Jamaïque et le monde : il ne reste plus qu'à dévorer leur son maintenant et à en profiter tant cette musique est agréable.

 

 

 

 

Dillon s'invite au concert des Itals :

 


 

 

 


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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:48

 

http://photos.lacoccinelle.net/37/63/93763.jpg

 

 

 

 

Les origines de Black Uhuru remontent à 1972 lorsque Rudolph Dennis, Derick Simpson et Euvin Spencer enregistrent deux morceaux sous le nom de The Sound Of Freedom.

Peu de temps après Derick se retrouve en solo suite aux départs de ses compagnons, mais c'est alors qu'arrivent Errol Nelson, Michael Rose et la rythmique basse-batterie incarnée par Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. Nous sommes alors en 1977 et le groupe qui s'appelle maintenant Black Sounds Uhro enregistre le titre Love Crisis.


C'est à l'arrivée de la chanteuse Sandra Jones, qui remplace Errol, que le groupe prendra vraiment son envol. 1980 marque un tournant avec la sortie de deux albums légendaires : Black Uhuru et Sinsemilia.

Le son est roots mais clairement dub, les thématiques engagées sont légion, les rastas prennent vraiment du poil de la bête !


Après avoir enregistré quelques titres sur le label de Dennis Brown, voilà que Black Uhuru enregistre (et ils seront les premiers) sur le nouveau label de Sly & Robbie (Taxi Records).


En 1981 débarque l'album Red qui est considéré à ce jour comme le meilleur du groupe.

Le tube What Is Life donnera à Black Uhuru une vraie reconnaissance internationale.


On verra les jamaïcains aux côtés des Clash, des Rolling Stones ou même de Police lors de tournées mémorables.


Le départ de Michael Rose perturbera grandement l'histoire de ce collectif qui ne s'en remettra jamais, le parcours du groupe devenant chaotique jusqu'à aujourd'hui.


Pourtant il est tout simplement inimaginable de passer à côté de Black Uhuru lorsque on évoque la culture roots : ce groupe a su propulser un son bien différent dans les hautes sphères de la musique internationale !

 


 

Vidéo au Reggae Sunsplash 1984 :

 

 

 


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:39

numerisation0003-copie-1.jpg

 

Titre : Motherland

Artiste : Bouddha Sticks & Jah Pearl

Genre : Reggae, New Roots

Date de sortie : 17/05/2010

Label : Gibraltar

 

Le soleil revient, les festivals reggae roots également. Et puis tant qu'à y être on commence à farfouiller dans les bacs à la recherche d'un bon skeud à faire tourner tout l'été.

La bonne surprise vient en ce mois de mai d'un groupe français qui balance une musique emplie de bonnes vibes chaleureuses.

Amateurs de reggae vous ne devez pas passer à côté de ce Motherland et voici pourquoi !

 

On peut reprocher parfois aux groupes de reggae francophone d'être trop sages ou trop lisses c'est au choix. C'est donc avec une légère appréhension qu'on glisse un nouveau cd dans la chaîne, en espérant ne pas être trop déçu. Et là, enfin, une accroche directe : Motherland commence très fort c'est le moins qu'on puisse dire.

 

Avec Mountain Top (reggae frais et léger aux choeurs enthousiasmants), mais avec surtout la tuerie teintée de ragga Burning Fire feat. Anthony John, le reggae band Bouddah Sticks impose instantanément son style. Ca joue juste, carré, avec une vigueur bienvenue et une bonne humeur communicative.

 

Qu'on ne s'y trompe pas : les gonzes ont enregistré leur galette au studio Gibraltar (France) mais parallèlement en Jamaïque à Tuff Gong (rien que ça !), Caveman, et Cutstone. Qualité sonore garantie, avec un grain excellent qui rappelle les grosses productions de ces dernières années.

 

Du bon goût à tous les étages puisque le dancehall décadent et incitatoire du festif Likkle Breda vient répondre au très nyahbinghi Homeless sans aucun soucis de cohérence. Les tracks s'enchaînent avec une facilité déconcertante, nous faisant voyager dans les arcanes de la musique roots moderne. Quelle puissance mes aïeux, on aura du mal à s'en remettre.

 

Pour ne rien gacher les deux titres chantés en français ne dénotent pas. C'est Pour Ceux qui veulent gravir La Route Pour Zion que Motherland semble avoir été enregistré. Une vraie perle reggae que cet album, on y plonge avec délice pour en ressortir regaillardi avec un grand sourire au coin des lèvres.

 

On assiste peut être, sans vouloir non plus discréditer d'autres groupes de la scène reggae française, à la (re)naissance du mouvement culturel rasta en métropole.

 

Buddha sticks & Jah Pearl s'imposent comme une pierre angulaire du reggae français aux côtés des No More Babylon et autres Jim Murple Mémorial.

 

Pour un coup d'essai c'est bien un coup de maître.

 

Tracklisting :

1/ Mountain Top (4'46)

2/ Burning Fire feat. Anthony John (5'15)

3/ I Roar (3'40)

4/ C'est Pour Ceux (3'43)

5/ Likkle Breda (4'16)

6/ Who We Are feat. Spectacular (4'22)

7/ Motherland (4'46)

8/ Tell Dem (3'15)

9/ Baby Girl 4'58)

10/ Rising feat. Chedizek (4'24)

11/ Poverty feat. Mabrakat (4'23)

12/ Homeless (5'04)

13/ La Route Pour Zion (3'49)

14/ Now (2'24)


Lien vers le myspace de l'artiste.

 

Ecouter l'album :

 

 

 

Vidéo :

 

 

 



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