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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:30


Une galette de reggae latino incontournable, voilà qui devrait intéresser bien des rastas de la planète entière !
Fidel Nadal n'en est pas à son premier essai en 2007. Il a déjà plusieurs enregistrements à son actif et son aura ne cesse de monter dans le monde sud américain.

Quand sort "Emocionado" c'est la claque attendue, un album de la confirmation diront certains. Au delà d'une réalisation impeccable et d'une cohérence rare dans les productions roots aux origines latines c'est surtout la variété des sons abordés qui laisse pantois (roots, new roots, dancehall, digital dub, cumbia). Fidel sait chanter, toaster, murmurer, charmer, rentrer dedans : toujours avec classe !
L'album est bourré de tubes qui s'enchaînent sans perdre de temps : "Tiempos Del Reggae", "Mucho Por Hacer", "Emocionado", "Mundo Maravilloso" sont quelques unes des tracks les plus impressionnantes de l'album.

"Emocionado" marque bien l'entrée de Fidel Nadal dans le hall of fame du reggae international, enfin l'amérique latine possède un chanteur reggae talentueux et persévérant. Fidel est capable du meilleur (rarement du pire). Son activité débordante pourrait rappeler les incessantes productions d'un Sizzla, il y a bien sûr des choses à prendre et à jeter face à une telle frénésie créatrice. Cependant avec "Emocionado" Fidel réussit à pondre une production sans faille, pleine de vie et d'espoir, aux tonalités chaleureuses et enthousiasmantes.

Le soleil d'Argentine nous réussit ! Empenadas y cerbeza para todos !

Vous voulez en savoir plus ? La fiche complète sur Fidel Nadal !!!

"Emocionado" en live :






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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:43


Sortie : 28/10/2008
Label : Makafresh

McAnuff s’est fait connaître en France grâce à des collaborations bien accueillies par le grand public. « Paris Rockin’ » en 2006, puis « A Drop » l’année suivante l’ont vu côtoyer  les groupes Java et Bazbaz Orchestra. Si les prestations de Winston étaient assez convaincantes, les puristes attendaient le retour d’Electric Dread à un vrai son roots, à du reggae bien pur. C’est chose faite avec ce « Nostradamus » » !

 

Avec Clive Hunt à la production, Chinna Smith à la guitare, ou encore les Faya Horns à la section cuivre le ton est donné. McAnuff revient avec force aux racines de sa musique, comme à l’époque où il cherchait à se faire enregistrer, accompagné d’Hugh Mundell et Earl Sixteen. Les arrangements, très propres, mettent en avant le chant de Winston. Son timbre rock, sa prononciation légèrement étouffée font de McAnuff un artiste qui séduit immédiatement. Dans ce « Nostradamus » il balance un groove reggae vraiment classe, soutenu parfois par une flûte, un accordéon ou une guitare sèche qui viennent se poser avec grâce sur les dubs malicieux de Clive Hunt.

On appréciera particulièrement « Mix Up moods » pour son riddim sec et ses envolées d’accordéon, « Sunday Morning » pour sa simplicité magnifiée par les cuivres de Faya Horn, « Love Is The Song I Sing » pour sa production qui transpire le Inna De Yard ou encore le très africain « The Bait » où le chant de McAnuff atteint des sommets de tristesse et de mélancolie.

Hormis « Vain Imagining », qui se révèle être très soul music, tout l’album dégage une maturité et une vague de chaleur reggae, qui prouvent qu’aujourd’hui encore Winston McAnuff est capable d’envoyer des gros tubes par tiroirs entiers.

 
Dès sa sortie en fin d’année 2008 l’album « Nostradamus » est devenu un incontournable, qui a permis (et qui permettra) à tous ceux qui ne connaissaient que la musique métissée de McAnuff  de découvrir une facette plus authentique de ce Monsieur du roots.

 

Tracklisting :

 

1/ Mix Up Moods

2/ Nostradamus

3/ Slave Driver

4/ Vain Imagining

5/ Taking It All

6/ Love Is The Song I Sing

7/ Sunday Morning

8/ The Bait

9/ Pick Up

10/ The Pack

11/ Set Us Free

 

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace de Winston McAnuff !

 

Une session bien old school avec MONSIEUR McAnuff :

 


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:11



Sortie le : 28/09/2009
Label : Makafresh

Ah on l'attendait tous et voilà qu'arrive enfin le second album d'Omar Perry ! Le fils de Lee Perry avait marqué des points avec son premier opus intitulé "Man Free" sorti en fin d'année 2007 où l'on retrouvait des influences roots, ragga ou ska de très bonne facture. Mais l'on attendait aussi qu'Omar se lâche un peu plus et qu'il affirme véritablement son style, chose faite avec le délirant "Can't Stop Us" !

Impossible de passer à côté de ce joyau reggae qu'est la nouvelle production du Homegrown Band : Omar y jongle entre plein de différents styles qui vont du new roots au dancehall en passant par le nyahbinghi sans se casser les dents, mais mieux encore il distille ses paroles conscientes et universelles avec la classe d'un chanteur capable de fédérer les rastas et leurs amis autour de son projet sans jamais avoir aucun temps mort.
Marchant sur les traces des fils Marley, Omar Perry est aujourd'hui capable de reprendre le flambeau d'une musique qui avait oublié ses origines et ses revendications pour se positionner presque exclusivement sur le tape à l'oeil vendeur. On vibre sur des titres résolument modernes avec des cuivres puissants et une rythmique soutenue ("Can't Stop Us", "Bless Them"), on check son booty comme jamais sur des tunes très ragga où le flow d'Omar se fait bien plus rentre dedans ("Right Right Left", "Bring Me Joy), on se laisse bercer par la douceur de ballades universelles ("911"), on plane littéralement en redécouvrant des riddims dépoussiérés et réinterprétés avec une classe incroyable ("Beat Down Babylon", "Save The Earth"), on pense à "Welcome To Jamrock" (Damian Marley) ou à Collie Buddz et ses tubes inspirés par le hip hop US (respectivement "Boom Town" et "Do You Love Me"), on mange le featuring d'un Tippa Irie en pleine forme et qui vient seconder Omar sur un titre tellement roots et authentique qu'on n'a qu'une envie c'est de passer son après midi à osciller la tête en écoutant cette chanson euphorique et spirituelle : "Tides Of The Time" devrait être la chanson de l'année pour bon nombre de fans reggae !

Que du bon donc, de l'incontournable même, dans cette deuxième expérience enregistrée par le fils du légendaire Lee 'Scratch' Perry. Preuve s'il en est qu'on peut réussir sur le tard quand on a du talent, que le nom ne fait pas tout, et qu'il faut parfois savoir attendre d'avoir la maturité nécessaire pour s'imposer naturellement aux autres ! Un certains fils blondinet d'un président français pourrait en prendre de la graine !

Jetez vous sur "Can't Stop Us" : impossible de le regretter, même dans dix ans !

Tracklisting :
1/ We Wah
2/ Bless Them
3/ Can't Stop Us
4/ Need You
5/ Beat Down Babylon
6/ Right Right Left
7/ 911 (memorial)
8/ Fighting For A Cause
9/ Boom Town
10/ Bring Me Joy (ft. Cleo)
11/ Do You Love Me
12/ Save The Earth
13/ Tides Of The Time (ft. Tippa Irie)
14/ I'm Rebel
15/ The Ghostmakers
16/ Spiritually

Vous voulez en savoir plus ? Myspace Officiel


Encore un tube issu de Can't Stop Us (hommage à Lee Perry) :


RoOots sound avec Tippa Irie, conscious lyrics only :




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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:03



Né en 1954 sur la petite île de la Jamaïque Linval Thompson suit ses parents à New York à l'âge de seize ans.
Sa famille émigre aux Etats-Unis et s'installe dans le quartier du Queens où Linval fera ses premiers pas dans le reggae , notamment avec le titre "No Other Woman".

Linval ne se plait pas dans la Big Apple et décide de retourner sur son île natale afin de plonger dans la culture roots, il quitte le ghetto New Yorquais et part vivre à Whitfield Town inna Jamaïca !
Là il collabore un peu avec Johnny Clarke, mais c'est avec le célèbre producteur Lee Perry au studio Black Ark qu'il enregistre son premier vrai gros tube intitulé "Kung-Fu Man".

C'est l'âge d'or qui débute pour Linval Thompson ! Il est sous le feu des projecteurs aux côtés des renommés et talentueux Horace Andy, Cornell Campbell, et également toujours Johnny Clarke : du très lourd qui monte dans les charts !
En plus de chanter Linval s'essaye à la production avec talent. Il produit quelques uns de ses morceaux et introduit d'abord Henry "Junjo" Lawes dans le milieu. Celui-ci lui fait enregistrer l'inoubliable "Jah Jah Is A Guiding Star". Auparavant Linval venait tout juste de sortir et de vendre comme des petits pains le terrible "I Love Marijuana".

Les lyrics de Linval évoquent des sujets classiques, marrants, voire sérieux comme la foi Rasta, la méditation, les dreadlocks, la fumette mais aussi la condamnation des violences faites aux femmes avec classe sur le très bon "Shouldn't Lift Your Hand".

Les années 80 et le passage en force du tout digital vont éloigner notre bonhomme des micros, il va surtout se consacrer à la production d'artistes majeurs comme Barrington Levy, Freddie Mc Gregor ou les Viceroys !

Mais aujourd'hui Linval revient en force : tournée avec Charlie Chaplin, enregistrement "Inna Di Yard", festivals en tout genre, et en 2009 la sortie d'un album majeur enregistré avec des zicos marseillais intitulé "Ghetto Living".

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Linval !

Interview + extraits de concerts :


"Free Marijuana" issu du dernier album de Linval, another BIG TUNE :


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 17:36

Difficile de trouver des informations sur JahSta actuellement, bien qu'il soit considéré par certains comme un des groupes espagnols de reggae les plus importants nous devrons nous contenter cette fois ci d'une traduction sommaire de Wikipedia...

JahStah est un groupe originaire de Saragosse qui fut fondé en 1995 par Karty "Er Nene" (batterie), Ivan à la guitare et Suizo au chant à qui se joignirent le meilleur bassiste de la ville appelé "El Africano" ainsi qu'un clavieriste surnommé "El Tuter" aux influences psychédéliques.
Du band original ne subsistent aujourd'hui que Suizo et Karty, qui en ont profité pour se mettre au chant.
Les paroles de JahSta évoquent l'actualité politique, la pauvreté, et l'injustice, profitant des concerts pour proposer un spectacle homogène capable de séduire tout type de public.

On peut tout de même rajouter que JahSta maîtrise autant le dub, que le reggae ou le dancehall avec une prédilection certaine pour un son roots assez enjoué.

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace Officiel de JahSta !

Vous aimez JahSta alors écoutez Jah Nattoh ou Fidel Nadal !

Un extrait de concert :


Un titre extrait du dernier album Legado :


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 01:48

Ahhh Barcelone, ses soirées endiablées, ses plages interminables, son atmosphère unique !
Voici que débarque un rasta conscient originaire de cette ville un peu folle, il propose dès à présent un premier album appelé "En Buenas Manos" dans lequel il pose son timbre si doux sur des compositions principalement reggae, mais aussi influencées par le hip hop, la soul et le dancehall.

Jah Nattoh est un vrai rasta dont les paroles révèlent un fervent défenseur de valeurs sociales, humanistes et spirituelles. A ses côtés pour son premier enregistrement solo on trouve quelques figures du reggae catalan, mais aussi deux pointures internationales que sont Lutan Fyah et Lyricson (passé on se souvient par la case Assassin à une époque pas si lointaine).

A l'instar de chanteurs roots hispaniques comme Hermano L ou Morodo, Jah Nattoh élève le reggae espagnol à un niveau international où les productions carrées sont dignement représentées lors de concerts endiablés. Les spectateurs mexicains se souviendront longtemps de ses performances récentes, comme en témoignent certaines vidéos disponibles sur le net et dont vous trouverez un exemple un peu plus bas dans cette présentation un peu sommaire mais essentielle pour tout amateur de roots.

La carrière de ce chanteur loin des affres de la musique business commence à peine à décoller, mais on ne doute point du succès qui l'accompagnera pour un parcours on l'espère à la hauteur des belles choses montrées dans le très agréable "En Buenas Manos". Effectivement : nous sommes entre de bonnes mains !

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Jah Nattoh.

Si vous aimez Jah Nattoh vous aimerez également El Chojin ou encore Fidel Nadal !

"Volverte a ver" tiré du premier album de Jah Nattoh :


Un moment en live à Guadalajara :


Une autre BIG TUNE de Jah Nattoh :


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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 03:33



Fidel Nadal est né en 1965 à Buenos Aires dans une famille bien comme il faut, avec une mère anthropologiste et un père réalisateur cinématographique engagé dans la reconnaissance des droits des noirs en Argentine. Tous les deux sont également de grands mélomanes et lui font écouter beaucoup de jazz et de blues.

Mais c'est voyageant en Jamaïque et à Haïti que Fidel va se découvrir une attirance irréprécible pour le reggae. Il fondera deux groupes reconnus avant de se lancer en solo dans le monde du roots.
D'abord Todos Tus Muertos (reggae, punk) qui sera une vraie figure de la musique contestataire sur tout le continent sud américain, puis  Lumumba en 1996.

Mais les années passent et Fidel, qui deviendra une figure du reggae argentin, se sent de plus en plus proche de la vibe roots.Ses compositions sonnent de moins en moins punk ou rock pour s'installer durablement dans le monde reggae et dancehall.

On compte pas moins de 6 albums avec Todos Tus Muertos, 3 avec Lumumba et  plus de 20 en solo !

Fidel Nadal compte également à son actif quelques concerts au Japon, au Mexique ou encore au Paraguay qui ont marqué durablement les publics locaux !

Fidel, avec son look de Sizzla, réussit à démocratiser le reggae dans les pays latins mais son aura dépasse largement le cadre du seul continent américain : ne reste plus qu'à le découvrir en France et en Europe, Espagne exceptée puisque le bonhomme connaît déjà bien la péninsule ibérique...

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace officiel de Fidel Nadal.

Clip ragga hip hop de Fidel :


Allez, hop, un coup de vocoder :



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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 11:18



The Aggrolites est un groupe de reggae made in California dont les membres originaux sont Jesse Wagner (chant, lead guitar), Brian Dixon (rythm guitar), Roger Rivas (piano organ), et Jeff Roffredo (bass).

Le groupe revendique des influences soul et reggae pour produire ce que ses musiciens appellent du "dirty reggae". On retrouve des rythmiques super festives, parfois très proches du ska, alliées à un chant très classe digne du grand Otis. Depuis 2006, et leur album éponyme, The Aggrolites sont sur le label HellCat Records où ils ont pu côtoyer notamment le groupe Rancid. En 2007 ils ont sorti sur ce même label un album qui les fera franchir un nouveau palier "Reggae Hit L.A".

Pour leur nouvel album sorti en juin 2009 (sobrement intitulé "IV") les Aggrolites affirment qu'ils se sont laissés porter par l'inspiration et qu'ils n'avaient rien prémédité. Les 21 titres qui jalonnent cette production semblent avoir été composés afin de faire oublier leurs soucis aux auditeurs qui tomberaient dessus, même par hasard.

Le groupe a partagé la scène avec Madness, Rancid, Michael Franti & Spearhead, Gogol Bordelo, les Skatalites ou encore Derrick Morgan.

Si vous aimez The Aggrolites vous aimerez également les Dub Pistols, Midnite, mais aussi Rico Rodriguez !!!

Vous voulez en savoir plus ? Lien vers le Myspace de The Aggrolites

Un clip de 2007 :


Un live de 2006 :






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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 12:24



Rovert Nesta Marley nait le 6 février 1975 en Jamaïque dans le quartier St Anne. Métisse il est le fruit de la rencontre entre une mère noire et un père blanc, officier de la marine anglaise. Père qui sera le grand absent de la vie de Bob puisqu'il repartira dès la fin de sa mission en Jamaïque.

Face aux conditions sociales désastreuses de son quartier d'origine, Bob se décide à partir pour Kingston où il espère bien trouver du travail plus facilement comme tant d'autres jeunes de son âge. Il y rencontre deux amateurs de musique ska avec qui il décide de composer et de jouer : les futurs Bunny Wailer et Peter Tosh sont donc les premiers compagnons de galère de Bob ! Ils joueront ensemble toute une pléiade de titres réussis, souvent produits par Lee Perry au milieu des années 60. C'est à cette période que le trio décide de se faire appeler les Wailers. Les chansons d'alors, fruit du travail inlassable du trio originel, sont des succès locaux indéniables mais ne sortent pas de l'île jamaïquaine. Bob, Peter et Bunny ne vivent que très chichement du fruit de leur labeur et de leur talent...

Une rencontre changera tout à la destinée des Wailers et de leur leader charismatique Bob Marley. Lorsqu'il découvre Vernon Carrington, fondateur de l'Eglise des Douze Tribus d'Israël, Bob est tout de suite séduit par la philosophie rasta. La musique de bob va petit à petit se teinter de foi rasta, de paroles universelles décriant la ségrégation raciale et prêchant la paix, la compassion, l'amour, la spiritualité. Les autorités locales se montrent déjà hautement allergiques au phénomène reggae issu des sombres quartiers de l'île, elles voient en cette musique une forme de contestation de leur pouvoir qu'elles ne sauraient accepter !

Afin de travailler sereinement, et aussi dans l'espoir de s'ouvrir à un public plus large, Bob Marley pousse les Wailers à s'installer pour quelque temps en Angleterre. Là ils rencontreront le patron du célèbre label Island avec qui ils collaboreront pour une bonne dizaine d'années. Chris Blackwell, puisqu'il s'agit de lui, produira alors leur premier album intitulé "Catch A Fire" en ayant le bon sens de masteriser les titres de manière à séduire plus rapidement les fans de pop et de rock occidentaux. "Concete Jungle","No More Trouble" ou encore "Stir It Up" montrent déjà la capacité des Wailers à pondre des mélodies imparables, qui dépassent le cercle des seuls amateurs de musiques des Caraïbes. Les thématiques abordées (paix, liberté pour les peuples africains, justice, égalité pour tous) séduisent beaucoup de citoyens du monde. En 1973 l'album "Burnin'" se retrouve porté par le tube inoubliable "Get Up Stand Up", et un an plus tard c'est la chanson "No Woman No Cry" issue de l'album "Natty Dread" qui impose les Wailers à la planète entière.
Victime d'une tentative d'assassinat en 1976 (que certains attribuent à la CIA ou au gouvernement jamaïcain à la solde des USA) Bob Marley se relève en sortant à la même époque le superbe "Rastaman Vibration".

Bob Marley monte alors en puissance. Celui que les balles de ses assassins n'ont pu terrasser délivre des albums emprunts de mysticisme et de foi rasta qui séduisent de plus en plus de monde. Des amateurs de pop au rockeurs, en passant par les punks ou les fanas de funk les foules se déplacent en masse pour écouter les Wailers et pour découvrir leur philosophie de vie. "Exodus", "Kaya", "Survival" et "Uprising" sont des réussites artistiques et commerciales indéniables. On y découvre même parfois un Bob Marley capable de délaisser pour quelques minutes son engagement politique et religieux pour nous laisser partager son sentiment amoureux : la grâce touche les Wailers, même si Peter Tosh trouve décevant ce qu'il considère comme un manque d'implication, et qui n'est en fait rien d'autre qu'une universalité des thèmes abordés.

 Atteint depuis quelques années par un cancer (certains croient à l'empoisonnement, qui sait ?) Bob Marley s'éteindra le 11 mai 1981 alors qu'il cherchait à rejoindre la Jamaïque pour mourir sur sa terre natale. Ses funérailles prendront une dimension incroyable. Bob Maley laisse ainsi le reggae orphelin pour de nombreuses années, il reste la star issue du Tiers-Monde la plus médiatisée, la plus engagée et la plus séduisante que la musique ait connue. Aujourd'hui ses fils reprennent le flambeau avec brio...


Vous voulez en savoir plus ? Le site officiel de Bob !

A lire : "Sur La Route Avec Bob Marley 1978-1980 Un Chevalier Blanc A Babylone" de Mark Miller.
             "Bob Marley : le prophète spirituel" de Ian McCann

Bob Marley et l'herbe :


Bob Marley en live :



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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:44




Junior Cony s'est fait connaître pour son côté underground de la scène punk-rock française. Et oui, ce monsieur amoureux des machines et des platines a commencé à laisser son empreinte avec les Béruriers Noirs, Ludwig Von 88, mais également avec Sergent Garcia.

En solo la carrière de Junior Cony s'est orientée vers la Jamaïque et le son dub. Contrairement à des groupes plus récents comme High Tone ou Improvisators Dub ce bidouilleur sonore compose du dub dans la plus pure tradition des années 70 et 80. Lors des sessions 'live' on le retrouve sur scène accompagné de deux toasters bien planants : Shanti D et Mister Irie.

Avec son album intitulé "Junior Cony : At The Government Shop" il a même laissé toute une génération d'amateurs de musiques roots sur les fesses. La recette old school sonne toujours aussi bien aujourd'hui, les grosses basses répondent aux lyrics conscients pour aboutir à une suite de titres excellents.

Vous aimez Junior Cony alors vous kifferez aussi Jah Shaka, Dub Syndicate ou encore  Maccafat !

Vous voulez en savoir plus ? Myspace

Un extrait de concert :


Un morceau du dernier album :



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