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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 08:21


Découvrez la playlist Folk You avec The Pogues Featuring The Dubliners


Yeah baby !

Les fêtes de fin d'année sont propices aux cadeaux, il n'en fallait pas plus pour que votre humble serviteur se dépêche de vous fournir une liste non exhaustive d'albums découverts cette année et qui pourraient faire plaisir à vos amis, proches, animaux, ennemis, rivaux, ex, supérieurs hiérarchiques...

Allez en avant pour une petite sélection, et vous pouvez le faire en musique en écoutant ma playlist "Folk You" :

 1/ Doctor Flake, "Minder Surprises" : Pour les amoureux de musique hip hop modelée à la sauce électro. Ce troisième album solo du chirursisien français confirme la capacité de cet artiste à créer des univers oniriques de toute beauté comme des tracks bourrées d'énergie brute. Souvent comparé à Wax Tailor le Doctor Flake reste lui du côté underground de la musique en évitant les compositions faciles et trop grand public que l'on peut trouver chez son comparse de la musique abstract. Cependant écouter l'un et l'autre n'apparaît pas incompatible : au contraire la scène française regorge de talents et on ne va pas s'en plaindre !


2/ Leopold Skin, " Leopold Skin & The Blue House Dandelions" : A la croisée des sentiers musicaux explorés par Bob Dylan ou Devendra Banhart, Leopold Skin (un jeune clermontois) revient du Canada où il a puisé dans la musique folk afin de fournir un premier album remarquable. De très jolis textes habillés par des compositions subtiles, des atmosphères très "coin du feu" où les corps et les esprits se détendent, voilà ce que propose Leopold Skin avec une maturité que l'on attendait pas forcément.



3/ The xx, "XX" : Un groupe anglais qui débarque en force pour cette fin d'année 2009 ! Leur musique planante pourra rappeler à certains les compositions cotonneuses des Jesus & Mary Chain ou les envolées pop des Papas Fritas. Mais The xx c'est surtout une osmose réussie entre une électro douce et minimaliste, des chants en duo remplis de complicité, et des montées entêtantes aux guitares et à la basse avec une énergie palpable mais jamais débordante. On peut parler de révélation, et il ne serait pas étonnant de voir ces quatre londoniens se forger rapidement une solide réputation !


4/ Omar Perry, "Can't Stop Us" : Le fils de Lee Scratch Perry nous revient avec un second album solo digne des plus grands. Il distille ses lyrics conscients sur des instrumentaux de malade dans des styles variés comme le dancehall, le roots, le nyahbinghi, ou le new roots. On relève quelques hommages au paternel très réussis, des featuring peu nombreux mais hyper efficaces, une réalisation sans faille qui rappelle les derniers albums des fils Marley. Avec des albums comme celui-ci on se dit que le reggae a encore de belles années devant lui !



5/ Ghostown, "Reflexionz" : Fruit de la rencontre entre deux compositeurs français, originaires de Grenoble et de Montpellier, et d'un Mc écossais, Ghostown est un groupe qui crée des atmosphères urbaines sombres et jubilatoires qui oscillent entre hip hop et musiques électroniques. Du très bon pour un premier album qui saura séduire tous ceux qui aiment les groupes comme Lilea Narrative ou Doctor Flake. Une chose est sûre : ces "Reflexionz" urbaines ne laisseront personne insensible !



6/ Linval Thompson, "Ghetto Living" : Monsieur Linval Thompson revient sur le devant de la scène après quelques années d'absence, à l'exception d'une démonstration magistrale dans les sessions acoustiques Inna Di Yard. Entouré de musiciens marseillais il pose sa voix mythique sur des riddims excellents, où les envolées dub sont légion. Incroyable comme la voix de ce grand chanteur n'a pas pris une ride. Linval reste toujours un grand chanteur de reggae dont on ne peut que saluer le retour sur le devant de la scène. Quant on sait qu'en plus le bling bling lui fait horreur et que son thème favori est le respect envers son prochain on ne peut qu'adhérer !


7/ Buraka Som Sistema, "Black Diamond" : La scène portugaise se dévoile enfin à travers un groupe qui fusionne les influences et les énergies. Puisant dans la techno, la dubstep, le ragga et le hip hop les Buraka mettent tout le monde d'accord cette année. pour faire sauter les popotins de la planète entière rien ne vaut une démonstration de ce sound system pas comme les autres, et l'on ne peut pas s'étonner de voir M.I.A ou Diplo les côtoyer tant ils sont devenus des références internationales en l'espace de quelques mois !



8/ Devendra Banhart, "What Will We Be" : Le néo hippie le plus célèbre de notre génération revient avec un album moins marqué par le folk qu'à l'habitude. Peut être que ses pérégrinations étranges dans son nouveau groupe Megapuss ont su lui ouvrir de nouvelles pistes de réflexion. Toujours est-il qu'avec ce "What Will We Be" Banhart balance des riffs incisifs, du rock psyché du meilleur tonneau et des compos' plus habituelles, avec le même talent que depuis son incontournable "Cripple Crow" en 2005. Certains pointent du doigt un léger manque de cohérence dans ce nouvel album, mais franchement il suffit de se laisser porter par le son pour voyager langoureusement...


9/ El Michels Affair, "Enter The 37th Chamber" : Attention à la claque ! Les amoureux du Wu Tang ne peuvent pas passer à côté de ce joyau ! Et les autres doivent également découvrir ces morceaux inspirés directement par les thèmes du Wu. C'est un bonheur total que d'enfoncer cette 37ème porte afin de plonger dans un univers funky et hip hop que l'on attendait depuis longtemps. D'ailleurs même les membres du Wu ne s'y sont pas trompés puisqu'ils collaborent maintenant sur scène avec ces musiciens pour des concerts d'anthologie, bien plus chaleureux qu'auparavant mais toujours hip hop jusqu'au bout des ongles !


10/ Td+, "Peplum" : Avis aux amateurs de dub électronique à la High Tone ou à la Kanka. Un nouveau groupe lyonnais débarque en puissance avec un "Peplum" plein de vie ! Les montées acides se succèdent avec délice, parfois avec une teinte de rock, parfois avec un soupçon de jungle ou de tech', souvent avec des sons cosmiques qui emmènent nos cerveaux hallucinés dans d'autres contrées. Que du bon dans cette première production, même s'il faudra par la suite affirmer une identité encore plus marqué pour éviter les références habituelles aux Zenzile, High Tone et autres pionniers du dub électro français. Cependant foncez : c'est une bonne surprise !


Bonne fin d'année (en musique s'il vous plait !) à toutes et à tous !!!!


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